L'intelligence nécessite un stockage de données que permettra la mémoire. Ainsi elle participe pleinement à la plasticité de l'intelligence.
Il semblerait que la mémoire soit très extensible permettant à l'intelligence de s'améliorer par ricochet .
De nombreux facteurs vont favoriser l'exploitation pleine de la mémoire à commencer par la concentration qui va permettre une plus grande mémorisation.
Un sommeil réparateur qui va permettre de consolider les souvenirs
L'activité physique qui va favoriser l'irrigation du cerveau et son oxygénation
Une alimentation équilibrée avec un apport d'oméga 3 d'antioxydant et de vitamine b qui alimentent le cerveau.
La gestion du stress car un stress chronique nuit aux capacités mémorielles.
La stimulation cognitive par les jeux par l'apprentissage par la découverte développant et renforçant les connexions synaptiques.
Les différentes techniques de mémorisation que ce soit des astuces mnémotechniques ou autres permettant un renfort de la myélinisation et donc de la conduction de l influx nerveux
Le système d'association qui permet la conjugaison de différentes aires du cerveau.
Même s'il semble y avoir des données génétiques limitantes dans la capacité mémorielle, une véritable discipline assidue permet toutefois de l'améliorer.
Ainsi la mémoire fait preuve d'une certaine plasticité cognitive plus importante que la seule intelligence dont elle dépend pour autant.
Pour autant la mémoire n'est qu'un disque dur ,un collecteur de données alors quel en est le processeur ?
L intelligence serait le principal processeur car elle établit les connexions, elle fait face aux situations problèmes, elle hiérarchise, ordonne, va puiser dans le disque dur des données pertinentes selon son schéma de pensée.
Il semble bien que dans ce processus interactif mémoire intelligence la mémoire à long terme soit la plus discriminante car elle seule, stocke les données durablement selon les critères de récence et de praticité.
Toutefois il importe bien de différencier l'intelligence fluide et cristallisée.
Cette première ferait bcp plus appel à la logique independamment des connaissances acquises alors que la seconde engloberait l'ensemble de nos savoirs ce que certains qualifient de bibliothèque mentale où sont stockées de manière classifiée les données.
Les patients atteints d'Alzheimer auraient une intelligence fluide défaillante qui va impacter la réflexion mais pour autant une intelligence cristallisée en partie opérationnelle selon les stades.
Enfin, le caractère sélectif d'une mémoire constituerait en fait un trait d'intelligence car elle va retenir dans les flux d'informations continus,ce qui sera d'un point de vue pragmatique le plus pertinent pour le cerveau dans une perspective idiosyncrasique même si certains facteurs émotionnels vont impacter fortement la pregnance de certains souvenirs.
Au final, il me semble que les deux sont interdépendantes servant le même dessein en créant une veritable synergie : la mémoire offrant à l'intelligence un stock de données et l'intelligence sélectionnant et organisant le flux de stimuli pertinents.
Que serait une bibliothèque sans bibliothécaire ? Un beau gâchis d espace et surtout un vrai labyrinthe ! 🤪