Fda
28 déc. 2021 à 12:00
Bonjour à tous . J’aborde plusieurs sujets qui vont peut-être parler à un certain nombre d’entre vous . J’aimerais bien savoir comment vous ressentez les choses lorsque vous lisez un livre , ou quand vous visualisez une situation, un objet ou un paysage ? Vers où cela vous amène t’il ? Avez vous lu le livre par exemple de Jean Giono «  Un roi sans divertissement «  et notamment le passage sur la description d’un Hêtre : qu’en avez vous pensé ? Avez vous lu un livre qui vous a donné un déclic particulier ? Merci à vous !
Ouvrir un livre est presque (parfois la magie n'opère pas) la garantie de plonger dans un monde inconnu. Dès les premiers mots, je suis propulsée dans l'univers créé par l'auteur.trice. Lorsque je stoppe ma lecture, c'est comme si je mettais un film sur pause. Mon cerveau imagine tout, je visualise tout ce qui est décrit. J'imagine l'allure, les vêtements, les voix des personnages. Ils deviennent souvent des ami.es.
Lorsque je lis, je tremble, je vibre, je pleure... Une véritable éponge émotionnelle. Ce qui peut être parfois difficile. Par exemple, j'adore Jean-Christophe Grangé mais les histoires qu'il raconte sont si monstrueuses que je lis un ouvrage par an, pas plus. J'en sors toujours terriblement bouleversée.
Je réagis différemment devant les films, j'ai l'impression d'être trop passive. Tout le travail visuel ayant été fait, il ne me reste pas grand chose à imaginer. Cependant un film peut me bouleverser tout de même.
Et pour la deuxième question, je n'ai pas encore lu cet ouvrage de Giono.
Allez un petit extrait de ce livre cité ! « Le hêtre de la scierie n’avait pas encore, certes, l’ampleur que nous lui voyons. Mais, sa jeunesse (enfin, tout au moins par rapport avec maintenant) ou plus exactement son adolescence était d’une carrure et d’une étoffe qui le mettaient à cent coudées au-dessus de tous les autres arbres, même de tous les autres arbres réunis. Son feuillage était d’un dru, d’une épaisseur, d’une densité de pierre, et sa charpente (dont on ne pouvait rien voir, tant elle était couverte et recouverte de rameaux plus opaques les uns que les autres) devait être d’une force et d’une beauté rares pour porter avec tant d’élégance tant de poids accumulé. Il était surtout (à cette époque) pétri d’oiseaux et de mouches ; il contenait autant d’oiseaux et de mouches que de feuilles. Il était constamment charrué1 et bouleversé de corneilles, de corbeaux et d’essaims ; il éclaboussait à chaque instant des vols de rossignols et de mésanges ; il fumait de bergeronnettes et d’abeilles ; il soufflait des faucons et des taons ; il jonglait avec des balles multicolores de pinsons, de roitelets, de rouges-gorges, de pluviers et de guêpes. C’était autour de lui une ronde sans fin d’oiseaux, de papillons et de mouches dans lesquels le soleil avait l’air de se décomposer en arcs-en-ciel comme à travers des jaillissements d’embruns.« 
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Atypiker
8 nov. 2021 à 12:08

Recherche psy spécialisé HPI sur La Rochelle

Bonjour , je recherche pour ma fille zébrette parti faire ses études (niveau licence) sur La Rochelle une ou un...
Alexcito
8 août 2019 à 11:40

La pseudoscience et les mythes sur le HPI

À lire : http://www.scilogs.fr/ramus-meninges/cerveau-surdoues/