Atypiker
25 juin 2019 à 16:30
Bonjour,
Je vais éviter de m'étaler mais un sujet me taraude, qu'elles sont ceux des HP qui ont réussis un semblant de vie normal ou bien ceux qui ont été détruis pour (et peut être par) leur différence? Attendant des imbéciles parlés de clichés (positif ou négatif) nos vie ne sont pas de lé télé réalité, nous sommes des personnes avec leur souffrance et leur exubérance, mais pas des stéréotypes (le besoin de ranger dans des cases je suppose).
Je me le demande, car pendant 30 ans je me suis considéré comme quelqu'un d'idiot et impotent car je n'arrivais et n'arrive presque jamais à me faire comprendre de mes contemporains et que je ne faisais et fais rien comme les autres. Ma douance m'ayant été révélé en hopital psychiatrique de jour avec des gens qui bavent, qui se font dessus si tu leur dis pas d'aller aux toilettes et dont nos principales activités étaient le coloriage et découpage de magazine. Heureusement, que les médecins se sont posés des questions sur moi, car le personnel encadrant des HP est totalement largué pour nos cas de figure.
Pour exemple, ayant des problèmes immunitaires depuis l'enfance (je croyais que tout le monde avait deux piqures d'anticorps par semaine quand j'étais mome) plus des problèmes de phobie social et troubles anxieux (incapable de répondre au tel ou d'ouvrir une boite aux lettres, ta raison te dit que c'est con mais ta peur est plus forte), je suis donc reconnu comme adulte handicapé (je compte pas le resté, même si j'ai des limites physiques des choses sont possibles, c'est les limites de mon mentales qui sont en béton armé). Quand je suis passé en commission, ils m'ont envoyé chez un psychiatre référent pour valider ou non mes problématiques, il avait tout mon dossier, avec mes 2 test de QI de 140, il n'a pas ouvert une seule page, il m'a jugé à l'apparence (tatoué, percé) et m'a entendu à moitié pour simplement me mettre dans une case à l'écoute de certain mot, mais pas la phrase complète. Je lui explique que j'ai le mauvais réflexe de quand une situation par en couilles c'est de ma faute, je me demande ce que j'ai fait à l'autre, alors que l'autre peut avoir des raisons totalement indépendante de moi, mais ma confiance en moi ayant été savamment détruite à l'école je faisais de l""égocentrisme négatif"", je lui ai expliqué mon décalage perpétuel avec ceux qui sont les acteurs momentané de ma vie. Il m'a diagnostiqué parano schizophrène, ce qui n'aurait pas été le cas si le mec prenait le temps de lire le dossier de la personne qu'il doit expertisé, vous vous rendez compte, le président de la MENSA de ma région m'avait expliqué que des tonnes de jeunes gens comme moi HP étaient en hopital psy car on ne les écoute qu'a moitié et qu'il faut ranger dans une case au lieu de faire son travail et s'interroger.
Oui, il y a des centaines d’adultes voire même des milliers diagnostiqué à tort parano schizo, quand tu es fou tu n'as pas conscience de ton travers de raisonnement et de fonctionnement. Pourquoi me demanderont les plus jeunes d'entre nous, car dans les année 70 80 90, il n'y avait pas de test systématique des enfants comme maintenant, je voyais un pédo psy de mes 4 à 6 ans car je me faisais persécuté à l'école par les élèves et par certains instituteurs. En CE1 j'étais juste à coté du bureau de l'instit pour qu'elle me foute des coups de règles sur la têtes si je posais un question à laquelle elle ne pouvait répondre, heureusement que le reste de la primaire j'ai eut de meilleur instits pour le CE2 CM1 CM2, après ben, déménagement du rural pour être en banlieue et être pris en charge par mes grands-parents la semaine et mes parents le weekend qui n'avaient pas le temps à cause... (j'étais de trop, ils étaient séparé aussi la semaine à cause du boulot alors le weekend...)alors que j’appelais à l'aide en m'accrochant à leur présence car je me faisais maltraité au collège. Les profs disaient à mes parents que c'était ma faute parce que j'étais pas comme les autres, ils faillaient me responsabilisé et me laisser encore plus seul en prendre plein la gueule des autres.
Bref, je vais pas m'étendre sur ma vie qui n'est qu'un chaos monstrueux, le fait que l'école nous détruisait à cette époque est établie, j'ajouterai juste que dans ma construction une autre chose a fait défauts c'est l'affection et la complicité d'un père qui m'a rejeté toute l'enfance car n'ayant pas eut de père lui aussi il ne savait comment s'y prendre et ça l’effrayait.
Donc, confiance en moi moins de zéro, je vérifie toujours 3 ou 4 fois tout ce que je fais, je perds un temps fou, j'ai pas d'amis, je vis sans aucun contact social par sécurité car on m'a souvent utilisé durant ma recherche de paire (et père), je ne fais pas plus confiance aux autres qu'a moi. Je vous évite mes tentatives de réduire mes pensés incessantes en miettes en consommant (par tous les moyens, injection et abcès) toutes les saloperies possibles 24H/24H permanence durant 5 ans, j'en suis loin mais sous traitement de substitution. Je suis contre l'idée, même l'ébauche, de perpétué mes gènes, je considère criminel d'infligé ça un à mome, tout couple qui se formera grâce à ce site ADOPTER. Ce ne sera jamais le plus malin qui réussira, c'est la plus grande gueule, ce n'est que mon point de vue mais je pense que vous pouvez me le concéder.
Alors, quels ""stéréotypes"" êtes vous?
@ Mickaël : je me permets ce petit message car ça fait 2 de tes réponses que je lis, et je les ressens très incisives. Certes je ne suis pas modératrices mais je me dis que sur ce site, on va croiser pas mal de personnes extrêmement sensibles, je trouve dommage de se blesser entre nous. Tu dis à Kevin de relativiser, je comprends la situation que tu décris et j'en suis désolée pour toi, crois moi. Pour autant je suis très touchée par ce que Kevin exprime, je trouve cela courageux de le faire, d'une part et d'autre part sa souffrance et son expression me semblent tout aussi légitimes que la tienne car le simple fait "d'être" les rend légitimes selon moi. Il ne me semble pas nécessaire de mettre en balance nos expériences pour obtenir le prix du plus souffrant, la souffrance sera toujours relative puisque liée à des facteurs subjectifs.Je ressentais le besoin de t'en faire part. voilà qui est fait le plus délicatement possible.@ Kevin : Ce qui me désole le plus, c'est qu'en terme d'accompagnement psychologique, il faut avoir les moyens financiers adaptés, sans quoi tu te retournes essentiellement vers la psychiatrie qui a, somme toute, une approche très "case" très en lien avec le DSM ou le CIM, une approche très médico-médicale, il m'a semblé que trop de psychiatres écoutent trop peu leurs patients et diagnostiquent rapidement une pseudo pathologie puis prescrivent un traitement chimique abrutissant, en tout cas c'est ce que j'ai relevé dans mon expérience d'accompagnement des personnes vivant dans la rue par exemple. Le problème commence en effet très tôt, l'enfant non accueilli tel qu'il est, non reconnu dans sa différence a beaucoup de "chances" de décrocher au niveau scolaire, ce qui lui restreint les perspectives professionnelles, ajoutons à cela un mal-être croissant et une structuration psychique instable selon le contexte familial et il a peu de chances, adulte, de jouir d'une situation professionnelle (entre autres) lui permettant de "s'offrir" un accompagnement psychologique hebdomadaire...Je dis cela parce qu'au travers de ton récit, j'ai le sentiment qu'une écoute et un soutien régulier pourrait t'aider considérablement à évacuer pas mal de douleurs passées.
Enfin, je ne partage pas ton opinion sur le fait de concevoir des enfants ou non. Il me semble intéressant de contribuer à bouger les lignes et les personnes atypiques et hypersensibles ont toute leur place dans cette contribution, peut-être pouvons-nous porter un regard autre sur nos expériences, elles ont contribué à faire de nous qui nous sommes, certes parfois dans la douleur mais n'avons-nous pas qqchose à apporter au monde? Perso je crois que oui Bises à vous.
100% d'accord avec Fanny,

j'ai été ostracisé étant gamin jusqu'au lycée a peu près. Ma "chance" est d'avoir été diagnostiqué a 31 ans (même si mes parents m'avait fait diagnostiqué a 5 ans mais sans jamais me le dire : eh oui les 80's), j'ai du jouer avec les cartes que j'avais sans avoir "l'excuse" je suis différent.

c’est dur d’être a part, je suis HP ET INTJ-T : 2 % de la population pour les deux, mais ce sont nos choix qui sont déterminant pas ce qu'on est.

Aujourd'hui "on dit" de moi que je suis charismatique et sur de moi : rien de plus faux mais je donne aux gens ce qu'ils veulent pour avoir ce dont j'ai besoin.

bon courage
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maxencef
8 juin 2022 à 08:51

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Je vous propose qu'on se partage ici les plus beaux mindfucks. Ça peut être une réalisation que quelque chose est...
Atypiker
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Une composante des zèbres me travaille. Nous n'aurions pas de filtre ou serions désinhibés. J'ai le sentiment que cela m'a...