@ Mickaël : je me permets ce petit message car ça fait 2 de tes réponses que je lis, et je les ressens très incisives. Certes je ne suis pas modératrices mais je me dis que sur ce site, on va croiser pas mal de personnes extrêmement sensibles, je trouve dommage de se blesser entre nous. Tu dis à Kevin de relativiser, je comprends la situation que tu décris et j'en suis désolée pour toi, crois moi. Pour autant je suis très touchée par ce que Kevin exprime, je trouve cela courageux de le faire, d'une part et d'autre part sa souffrance et son expression me semblent tout aussi légitimes que la tienne car le simple fait "d'être" les rend légitimes selon moi. Il ne me semble pas nécessaire de mettre en balance nos expériences pour obtenir le prix du plus souffrant, la souffrance sera toujours relative puisque liée à des facteurs subjectifs.Je ressentais le besoin de t'en faire part. voilà qui est fait le plus délicatement possible.@ Kevin : Ce qui me désole le plus, c'est qu'en terme d'accompagnement psychologique, il faut avoir les moyens financiers adaptés, sans quoi tu te retournes essentiellement vers la psychiatrie qui a, somme toute, une approche très "case" très en lien avec le DSM ou le CIM, une approche très médico-médicale, il m'a semblé que trop de psychiatres écoutent trop peu leurs patients et diagnostiquent rapidement une pseudo pathologie puis prescrivent un traitement chimique abrutissant, en tout cas c'est ce que j'ai relevé dans mon expérience d'accompagnement des personnes vivant dans la rue par exemple. Le problème commence en effet très tôt, l'enfant non accueilli tel qu'il est, non reconnu dans sa différence a beaucoup de "chances" de décrocher au niveau scolaire, ce qui lui restreint les perspectives professionnelles, ajoutons à cela un mal-être croissant et une structuration psychique instable selon le contexte familial et il a peu de chances, adulte, de jouir d'une situation professionnelle (entre autres) lui permettant de "s'offrir" un accompagnement psychologique hebdomadaire...Je dis cela parce qu'au travers de ton récit, j'ai le sentiment qu'une écoute et un soutien régulier pourrait t'aider considérablement à évacuer pas mal de douleurs passées.
Enfin, je ne partage pas ton opinion sur le fait de concevoir des enfants ou non. Il me semble intéressant de contribuer à bouger les lignes et les personnes atypiques et hypersensibles ont toute leur place dans cette contribution, peut-être pouvons-nous porter un regard autre sur nos expériences, elles ont contribué à faire de nous qui nous sommes, certes parfois dans la douleur mais n'avons-nous pas qqchose à apporter au monde? Perso je crois que oui Bises à vous.
Enfin, je ne partage pas ton opinion sur le fait de concevoir des enfants ou non. Il me semble intéressant de contribuer à bouger les lignes et les personnes atypiques et hypersensibles ont toute leur place dans cette contribution, peut-être pouvons-nous porter un regard autre sur nos expériences, elles ont contribué à faire de nous qui nous sommes, certes parfois dans la douleur mais n'avons-nous pas qqchose à apporter au monde? Perso je crois que oui Bises à vous.