ubiquitousmag
15 oct. 2020 à 14:34
Bonjour à toutes et à tous,

Oui, je sais ce que vous vous dites en lisant le titre du sujet: ""encore un autre débat sur les pervers narcissiques..."" Alors, oui et non.

Je suis d'avis - et je parle d'expérience ! - qu'il existe bien une réalité dans laquelle les HP sont des proies pour les PN. Cela dit, comment se fait-il qu'en étant HP nous n'arivons pas - du moins sans expérience - à déceler leur manipulation et leur comportement destructeur sur le long terme.

J'émets donc l'hypothèse que les PN seraient des HP qui ont subis des traumatismes qui les ont pervertis. Ils ont ainsi créer des mécanismes de défense et d'adaptation au monde réel en se forgeant une réalité alternative dans laquelle tout doit être en adéquation avec cette nouvelle réalité. De plus, tout comme le HP, le PN idéalise aussi beaucoup.

Alors, cela étant émis, comment se protéger mais surtout comment déceler un PN d'un HP ? Je crois qu'il y a un élément clé qui permet de les distinguer et qui nous permet ainsi de nous alerter sur le risque potentiel de fréquenter une personne PN: le rôle de victime.

En effet, lorsque la personne met (trop) l'emphase sur son statut de victime pour se définir comme tel et ainsi s'attirer notre compassion puis notre empathie/sympathie, il faut dès lors faire bien attention.

J'ai remarqué que les personnes HP qui ont été victimes d'épreuves font preuve de résilience et ont tendance à ne pas se définir comme des victimes mais plutôt à ressentir de la culpabilité d'avoir été berné par un PN.

Je discutais ce midi avec une amie HP de cette théorie et nous nous faisions également la réflexion qu'il faut faire désormais bien attention à pouvoir déceler d'éventuels PN, surtout sur un réseau social comme Atypikoo qui pourrait être un véritable vivier offert à d'éventuels PN malintentionnés (pléonasme !) ;)

Et vous, qu'en pensez-vous ?
Il y a deux écoles :
1. Les HP sont des bisounours proies faciles pour les pn
2. Les HP couvrent toutes les catégories humaines, pn inclus. Les HP peuvent être des pn encore plus redoutables, des rapides?
J'y crois plus à la deuxième, et tu as vu toi même dans nos rencontres qu'on est tous différents, et que l'empathie n'est pas toujours au rdv?

Le terme pn est trop et mal utilisé.

Récemment j'ai découvert le concept de sangsues, il me semble plus pertinent. Vous les trouverez sur ce site comme dans la vraie vie 😏

Mon avis
Bonjour,
Ma génitrice est une perverse narcissique et je peux vous assurer que ce n'est absolument pas une HPI.
Ce n'est même pas une personne très intelligente. Rusée oui. Les PN, ne sont pas particulièrement intelligents, non.

Voici quelques définitions du PN , bonne lecture.

Définition :

Il serait plus juste de nommer cette fiche "trouble de la personnalité narcissique", ce qu’on appelle communément la perversion narcissique. Dans la présente fiche, l’appellation pervers narcissique réfère à une personne atteinte du trouble de la personnalité narcissique.

Un pervers narcissique ou une personne atteinte d’un trouble de la personnalité narcissique est une personne qui a une image dévalorisante d’elle-même et qui se valorise en rabaissant les autres. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes par la perversion narcissique. Cette personne se donne l’apparence d’un être supérieur aux autres et ressent un besoin exacerbé de se faire admirer. Elle manipule les proches de son entourage et ne ressent aucune culpabilité lorsqu’elle blesse les autres.

Définition :

1. Le pervers narcissique est un séducteur hors-pair

Il sait vous séduire, vous dire ce qui vous plaît et ce que vous voulez entendre. Dans une relation amoureuse, il est l'homme idéal, le prince charmant attentionné et vous comble... jusqu'à ce que le masque tombe et qu'il se révèle odieux.

2. Le double visage

Le pervers narcissique choisit une cible, il la séduit puis lui rend la vie infernale. Mais de l'extérieur rien ne paraît car il reste adorable avec les autres. Les gens ont du mal à croire le témoignage de la victime qui est souvent considérée comme folle, dépressive voire paranoïaque.

3. L'utilisation de la violence

Elle fait partie des techniques d'intimidation et d'humiliation du pervers narcissique envers sa victime. Les critiques sont permanentes en public (toujours en finesse) ou en privé. De la violence verbale à la violence psychologique permanente, le manipulateur franchit parfois la barrière de la violence physique lorsqu'il sent que sa victime est sur le point de faire éclater la vérité.

4. Isoler et diviser pour mieux régner

Pour être parfaitement sûr que la victime ait continuellement besoin de lui, le pervers narcissique coupe peu à peu tous les liens qui unissent la victime à ses proches. Sa propre famille est parfois même retournée contre elle. L'isolement est total.

5. L'attrait immense pour l'argent

On considère souvent les pervers narcissiques comme des maniaques de l'argent. À juste titre, car au delà de la possession et de l'humiliation de la victime il s'octroie largement les revenus de sa victime afin de la contrôler davantage
.
6. Gare aux phases de « lunes de miel »

C'est le terme employé pour montrer que le pervers narcissique revêt régulièrement son masque de séducteur pour faire retomber la victime dans ses filets. Non, il ne change pas. Non, il ne demande pas réellement pardon. C'est encore un outil de manipulation pour obtenir quelque chose ou endormir la méfiance de la victime.

7. Le pervers narcissique est dénué d'empathie

Le trait de caractère ou plutôt cette perversion de la personnalité est typique. Il ne ressent ni chaud ni froid en voyant sa victime souffrir et se détruire car il ne l'aime pas. Au contraire, il éprouve même une certaine jouissance à la voir dans la détresse.

8. Le mensonge au quotidien

C'est pathologique chez les pervers narcissiques. Ils mentent en permanence pour se faire valoir, être flattés, admirés et aimés par leur entourage. Car c'est cela qu'ils cherchent avant tout. Ils s'attribuent parfois même les qualités et succès de leur victime tant la soif de reconnaissance est grande.

9. Intelligent, il est souvent paranoïaque

Et il se méfie de sa victime. Ainsi, si elle veut fuir, il lui faudra beaucoup de prévoyance, de discrétion et ne faire confiance à personne pour l'aider car le pervers narcissique aura sans doute disposé des « espions » parmi ses amis et son entourage. Et sera prêt à tout pour la punir de ce départ...

Définition :

Qui est le pervers narcissique ?

Le terme a été inventé par le psychanalyste Paul-Claude Racamier en 1986. Le manipulateur pervers narcissique est une sorte de Dr Jekyll et Mister Hyde. Une espèce de boule à facettes qui peut avoir plusieurs visages, d'où la difficulté à les repérer aux premiers abords.

C'est un manipulateur qui se valorise en rabaissant les autres. Il n'aime personne et a une image dévalorisante de lui-même qu'il reporte sur les autres. Il cherche à "détruire chez les autres ce qu'il ne peut atteindre lui-même : bonheur, désir, plaisir", explique Claire-Lucie Cziffra, psychanalyste. Pour elle, il existe deux types de pervers narcissiques, "celui qui est dépassé par ses propres mécanismes et cause des souffrances à son entourage de manière involontaire, et le pervers sadique qui prend au contraire un vrai plaisir à faire du mal."

Il peut être n'importe qui :

un-e conjoint-e ;
un membre de sa famille ;
un-e ami-e ;
un-e collègue ;
un-e patron-ne…

Qu'on ne s'y trompe pas, le pervers peut aussi bien se cacher sous les traits d'un homme que d'une femme. "Bien que bon nombre des patients soient des hommes, rien ne nous confirme que les hommes soient naturellement prédisposés à la perversion narcissique", explique le Docteur Albero Eiguer, président de l'Association internationale de psychanalyse de couple et de famille.

À partir du moment où une certaine relation s'est installée et que le pervers a conscience de son emprise sur l'autre, il peut alors mettre en place son processus de dévalorisation. "Il profite de nos failles et de nos manques et passe à l'action s'il nous sent fragile", prévient Claire-Lucie Cziffra. Telle une araignée, il tisse sa toile et attend le moment opportun.
Tous égaux face aux pervers narcissiques ?

Si une proie tombe dans ses filets, c'est parce qu'il possède plusieurs visages. Il sait se montrer sympathique, social, agréable. Le pervers possède certaines qualités qu'il utilise pour mieux manipuler ses victimes.

Bien sûr, certaines personnes sont plus vulnérables que d'autres, mais nous sommes tous potentiellement à risque. Car comment ne pas flancher face au menaces, aux dénigrements, critiques et humiliations, surtout quand elles sont répétitives ? Même les personnalités dites fortes peuvent tomber dans leur piège, notamment quand il y a dépendance affective. Les victimes perdent alors toute rationalité quant à leur relation.
Comment reconnaître un pervers manipulateur ?

Pas évident de démasquer ces diables glissés dans la peau de gentils personnages. "Le pervers avance masqué et l'entourage de la victime ne le détecte pas toujours. Quant à la victime, elle ne comprend souvent pas la manipulation dont elle est victime", explique Claire-Lucie Cziffra.

Mais il y a forcément un moment dans la relation où la situation bascule. Quand la culpabilité, la critique, la dévalorisation, le mensonge, la jalousie sont au coeur de la relation : méfiance, vous êtes certainement entrée dans le jeu d'un pervers narcissique.

Au-delà de ces traits de caractère ou de ces agissements, il convient aussi de se concentrer sur le comportement de la victime :

Si vous marchez sur des oeufs en sa présence ;
Si vous ne vous sentez plus vous-même quand il est dans la pièce ;
Si vous faites tout pour ne pas le contrarier, il est bon d'être sur vos gardes.

Voici quelques caractéristiques du pervers narcissique :

a besoin d'être aimé et complimenté ;
est mégalomane, égocentrique ;
éprouve peu d' empathie ;
est jaloux ;
ne se remet pas en question et a toujours raison.

Comment se défaire d'un manipulateur narcissique ?

Il ne faut pas espérer voir changer le pervers narcissique. Il est dans un raisonnement de toute puissance. Pour lui, la remise en question n'existe pas, car il est dans le vrai, les autres ont forcément tort. Si on tombe dans le piège d'un pervers, il faut fuir car on y laissera sa personne et son énergie. Il faut partir et surtout si on est en couple, car avec une telle personne une relation saine ne sera jamais possible. Par ailleurs, pour avoir un maximum d'emprise, le pervers cherchera à isoler sa proie, à lui faire couper le contact avec ses proches.

Définition :

Qu’est-ce qu’un zèbre ?

Il n’est pas question ici de Marty le zèbre de la série de films Madagascar mais des individus que l’on désignait autrefois au terme un peu péjoratif pour les autres de surdoués. Aujourd’hui on parlera plutôt de surdouance pour qualifier la caractéristique et de zèbre pour la personne ou HP pour haut potentiel. À ne pas confondre avec hôpital psychiatrique qui désignera plus le PN (pervers narcissique).

Le zèbre est loin d’être la bête de maths que la télé nous présente ou capable de trouver des inexactitudes dans la théorie de la relativité dès l’âge de 8 ans, le HP (le bon) est plutôt un être plus en souffrance de son état que l’inverse. Il n’est pas plus intelligent, c’est juste qu’il a une forme d’intelligence différente ainsi qu’une très grande intuition. Mais surtout, c’est un hypersensible, hyper émotif, perfectionniste pathologique. Mais ça, on le sait moins. On préfère croire qu’il a la bosse des maths plutôt qu’une prédisposition naturelle à la dépression, la faute à la télé et aussi une certaine volonté secrète d’en être un, d’avoir un QI plus élevé que son compte en banque, l’espoir de croire que l’on est « au dessus » du commun des mortels, bref d’être positivement spécial.

Et ça, le PN n’y échappe pas non plus, il aimerait se croire super intelligent et ses succès dans la manipulation d’autrui le laisse supposer en plus.

Et malheureusement pour nous, HP et PN ont des comportements très similaires bien qu’ils soient le résultat de mécanismes très différents. Petite revue de comportements:

1- L’amour passionnel

Le zèbre est un amoureux passionné et passionnel, il ne fait pas semblant, il croit au coup de foudre et peut tomber amoureux au bout de 3 messages sur Meetic. Il a besoin d’aimer, d’un amour véritable et sincère. Très tôt dans une relation, il se montrera tellement passionnel qu’il peut faire penser au PN.
Sauf que celui-ci, si il se montre passionné, cache en fait un stratagème. Il n’est pas du tout sincère dans sa démarche, il n’aime pas la personne, il veut juste en se montrant le plus passionnel possible, faire tomber amoureuse sa victime pour pouvoir refermer son piège sur elle.

2- Isolement

Le zèbre est un hypersensible, il est déjà en permanence torturé par des sentiments, des sensations et manque de chance, c’est aussi une éponge émotionnelle, c’est un empathe. Il déborde d’empathie, il ressent ce qu’autrui ressent et peut-être même encore plus ! Tout ça l’agresse, le torture, le fatigue.

Pour se ressourcer, il est obligé de se couper du reste du monde car, en plus de cela, il est incapable de communiquer ses sentiments. C’est déjà tellement confus pour lui et ce, d’autant plus quand il s’ignore HP, mais allez expliquer qu’il est capable d’être mal toute la nuit pour avoir vu dans Camping Paradis du soir Tom le gérant se séparer de sa petite amie ? Surtout après le décès d’un personnage de Plus belle la vie le même jour ! Bref, il doit se couper. Son isolement se caractérisera par une grande fatigabilité, des douleurs abdominales et céphaliques et un repli sur soi. Beaucoup diront qu’il boude. Non, il boude pas, il est juste en train de crever d’un trop plein de négativité. C’est sa survie qui est en jeu.

Le PN, lui, va rechercher l’absence de communication non pas parce qu’il est mal mais par stratégie. Sans communication, il peut installer un triangle de Karpman. Et grâce à ce triangle, obtenir ce qu’il veut de sa victime. Le PN fera exprès de s’isoler soit pour punir sa victime qui a peur de l’avoir perdu soit pour appeler le réconfort de la victime à la différence du zèbre, qui même si il appréciera la compagnie de sa partenaire, ne voudra pas pour autant du réconfort, juste de compréhension, il ne voudra pas de maternage au contraire du PN.

3- Toujours là pour aider

Le zèbre est un sauveur né. Il aide tout le monde et ce, sans jamais demander de contreparties. On le qualifie souvent de gars gentil et il connaît par cœur la maxime « trop bon, trop con »… C’est quelqu’un qui est intolérant à l’injustice, une sorte de Peter Parker sans costume moulant et super-pouvoirs. Doublé de son Hyper empathie, autant dire que c’est un cocktail mortel : capable de beaucoup de sacrifices, il peut même aller contre ses intérêts pour aider quelqu’un.

Le PN n’est pas du tout dans la même optique : il peut aider mais ce n’est jamais gratuit : ou pour obtenir gratitude et respectabilité, ou pour désigner une personne à la réprobation en faisant signifier « il abuse de ma gentillesse ». Pire, il se positionnera volontairement en sauveur pour ceci. Il est guidé par le gain et non par sens de la justice et compassion. Alors oui, on peut lui téléphoner à 3h du matin aussi pour lui raconter son RDV Tinder catastrophique mais, dans sa tête, c’est juste pour faire gentil et non parce qu’il l’est. Là est la différence entre le PN et le HP : être ou faire comme.

4- Instabilité émotionnelle

Le zèbre est torturé en permanence et il a de la difficulté à gérer ses émotions. Il peut passer de la joie à la tristesse morbide plus vite que Vin Diesel peut passer du 0 au 100 km/h et sans voiture ! Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il n’est pas capable de sentiments amoureux, c’est juste qu’il ne sait pas se protéger efficacement.

Le PN n’est pas instable émotionnellement. Il va volontairement souffler le chaud et le froid pour agir sur sa victime. Ce n’est pas un mécanisme de défense. C’est une attitude d’attaque. L’alternance va provoquer chez la victime un stress et une fatigue dont il tirera profit pour lui.

5- Exigence

Si l’HP est génial dans ses activités, c’est surtout quelqu’un d’exigeant avec lui-même d’abord. Il est capable de faire des grandes choses mais aura toujours l’impression de ne pas avoir fait assez. La perfection n’est pas un vain mot chez lui, ce n’est pas un Graal, c’est le minimum. Pire, son exigence l’empêchera de déléguer, il ne perçoit personne capable d’atteindre cet objectif qu’il s’impose.

Le PN quant à lui sera exigent mais pas avec lui, avec les autres. Il veut le maximum en faisant le minimum, il rechigne à la tâche et si il peut s’en débarrasser il le fait. Et en plus ça l’arrange, si c’est mal fait, il peut se décharger sur un autre, voire se victimiser en prétextant un sabotage volontaire. Ce n’est pas pour rien que les PN sont des fléaux en entreprise, ils épuisent leurs collaborateurs pour leur profit.
Pourquoi cet article ?

Le PN est un individu qui va chercher à tirer profit de tout et de tous et qui va chercher à excuser son comportement de n’importe quelle manière pour éviter d’être démasqué. Pas étonnant dès lors que certains peuvent se prétendre HP. Les comportements sont identiques mais l’HP est excusable. Le PN va ainsi pouvoir encore berner sa victime tout en s’attirant sa sympathie : « c’est pas de sa faute, c’est sa nature de HP » et en plus de se valoriser narcissiquement en se prétendant « supérieur » aux autres.

Ne les confondez pas, l’un est gentil l’autre fait semblant. L’un est passionné, l’autre fait semblant. L’un est bon, l’autre est con. ?

Bref, il déteste tout ce que nous sommes, nous les zèbres.
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Yan104
20 déc. 2021 à 12:37

Dilemmes moraux

Bonjour à tous, Après vérifications grâce au moteur de recherche interne, je me suis aperçu qu'un tel thème de discussion...
Atypiker
13 janv. 2023 à 21:24

Se battre contre ses démons

Je crois, sans me tromper, qu'en tant que HP on est pour la plupart des personnes multipotentielles. Incapables de choisir...