Article écrit par Kelly Savidan, Psychologue : https://www.atypikoo.com/pro/kelly-savidan/

La comparaison sociale... ce phénomène si influent qui nous amène à focaliser une grande partie de notre attention sur l'Autre dans le but de quantifier notre valeur. Je procrastine depuis un mois pour l'écriture de cet article. J'ose le dire car la plupart de mes patients me confient leur sentiment de honte lorsqu'ils sont confrontés à la procrastination. Si les mots se font attendre c'est qu'il y a une bonne raison à cela. Non, procrastiner ne signifie pas être une personne fainéante, qui manque de motivation. Si vous reportez une tâche, une mission, surtout s'il existe un petit enjeu personnel dans cette situation, alors il est probable que vous ayez juste besoin d'un temps supplémentaire pour traiter des éléments, en toile de fond. Préparer l'article sans même en avoir conscience par exemple, ou penser à des phrases clés que je pourrais glisser dans mon texte alors que je suis en train de faire mes courses, imaginer le lien entre deux thématiques, dépasser certaines appréhensions ou la peur du jugement sur mon texte, etc.
Je suis dans un avion au moment où j'écris ces lignes, c'est l'occasion idéale pour rédiger cet article, je me sens prête. Juste avant, je suis passée au point relay de l'aéroport. Coïncidence ou non, je suis tombée nez à nez avec le nouveau magazine « cerveau et psycho » dont l'article principal en gros titre disait : "Jusqu'où se comparer ? Comment s'évaluer sans (trop) en souffrir ? ».

La place du regard des autres

La première chose qui me vient en tête ce sont ces interrogations : « Est ce une bonne idée de lire ce magazine avant d'écrire l'article Atypikoo? Et si leur dossier était meilleur que le mien ? Si notre avis diverge

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Publié par Delphine

Delphine est la cofondatrice du réseau social de rencontre Atypikoo et l'auteure du livre "Dating Authentique". Depuis plusieurs années, Delphine explore, à travers ses écrits, les spécificités des personnes neurodivergentes et leurs interactions amoureuses.

6 commentaires sur Accepter ses différences et apprendre à s’aimer en arrêtant de se comparer

seb39
il y a 2 ans
être soi
pas facile quand on ne se connait pas trop bien.
Changer... je n'y crois pas trop. Plutôt s'accepter (même si on ne se connait pas bien), comme on accepte, ou comme on devrait le faire, les autres tel qu'ils sont, sans (trop) de jugements. Soit et les autres, c'est assez indissociable pour moi. J'apprends a m'accepter car j'accepte les autres; j'accepte les différences de l'autre, car je m'accepte moi.
Je ne change pas, je m'explore et j'avance, je deviens moins con. Enfin, j’espère.
J'ai besoin du regard des autres
Et du mien.
olivierleprof
il y a 2 ans
Intéressant cet article.

J'aime beaucoup cette visio de la procrastination :
" Si les mots se font attendre c'est qu'il y a une bonne raison à cela. Non, procrastiner ne signifie pas être une personne fainéante, qui manque de motivation. Si vous reportez une tâche, une mission, surtout s’il existe un petit enjeu personnel dans cette situation, alors il est probable que vous ayez juste besoin d’un temps supplémentaire pour traiter des éléments, en toile de fond".
Quand j'écris un article pour une revue, j'ai besoin d'attendre le "bon moment ". Et à ce moment les mots viennent tous seuls et je suis content de ce que j'ai écrit. Si je me force à écrire, je mets 3 fois plus de temps et je suis rarement content de mon article.

Sur atypikoo aussi, il m'arrive de répondre tout de suite à un post, dans l'émotion, ou parfois d'avoir besoin de quelques heures, quelques jours pour "décanter ".

Donc vive la procrastination ;)
olivierleprof
il y a 2 ans
Sur le besoin de comparaison, c'est le fait de bien se connaître qui permet d'accepter et d'assumer sa différence.
La découverte du HP il y a 3 ans, regarder des vidéos, lire des livres, échanger sur atypikoo, et découvrir que ces traits de comportement faisaient partie de moi, étaient des caractéristiques génétiques et cérébrales que je ne pouvais pas changer, fait que j'arrête de me comparer et d'écouter les injonctions de tous ceux qui aimeraient me changer pour me faire entrer dans la norme.

Alexxandra
il y a 2 ans
Cet article est intéressant.
Cesser de se comparer pour s'accepter tel que nous sommes c'est la clé pour être bien. Aussi vrai que cela soit, ça n'est pas toujours simple.
Merci pour cette lecture.
marygaelle
il y a 2 ans
Très intéressant, cet article. La comparaison peut être à la fois bénéfique et destructrice. Lorsqu'on est enfant, on se compare souvent à la mère , père qui permet de nous faire grandir,d'avoir le sentiment d'appartenir à quelqu'un et de se forger une identité. A l'adolescence, on se compare, pour appartenir à un groupe, être accepter, .Ayant souvent changé de régions, c'est ce que j'ai souvent fait pour pouvoir m'Integer, mais ne finis t'on pas par y perdre son identité profonde? Et à l'âge adulte, c'est souvent la société qui nous oblige à nous comparer, à nous mettre dans des cases.Comme beaucoup l'ont soulignés, la clé, c'est de s'accepter, d'apprendre à se connaître, à s'aimer, Lorsque des personnes essaient de se comparer à vous, essayer de démontrer que chaque personne est unique, avec son histoire, son vécue, sa personnalité et son physique (avec sa génétique). L'acceptation de soi, la bienvaillance, faire la paix avec son "moi profond" est un long et beau travail, pour comme dit Kelly retrouver son "enfant intérieur", pour cela faut il des fois accepter d'être accompagné, aidé (comme je le fais )
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