Les frontières entre l'amitié, la sexualité et l'amour sont parfois floues. Peut-on être amis avec le genre opposé (ou tout du moins celui qui nous intéresse ?). Comment gérer les tensions et les attirances qui peuvent naître dans des amitiés ? On se penche sur le sujet.

« L'amitié homme/femme n'est pas possible. » « On ne peut pas être amis avec des personnes du genre qu'on désire. » Ces idées circulent encore parfois, et dépeignent un monde où l'on ne pourrait être amis qu'avec des personnes d'un genre qui ne nous attire pas. S'il est maintenant admis qu'on peut être amis avec qui que ce soit, quelle que soit son orientation, quelques idées reçues persistent… Mais aussi des mythes.
L'adage qui veut que l'amitié homme/femme ne soit pas possible se base sur un concept particulièrement sexiste, où les hommes ne pourraient pas se retenir de désirer les femmes, et celles-ci devraient se « protéger » de leurs avances. Si l'on entend régulièrement « c'est un homme, il ne peut pas s'en empêcher » ou « ils sont tous comme ça », cela entretient ce climat de méfiance.
Pourtant, on peut reconnaître les problématiques de violence sexistes
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il y a 3 ansPourtant, j'aimais bien le titre : "Amis, amants… Quand les frontières sont floues"
Je ne connais qu'une sorte d'amour : un amour exclusif où je ne ressentirai aucune attirance pour une autre et n'aurai aucune amitié ambigue avec une autre femme.
Mais pour moi, il y a 50 nuances d'amitié.
Des amitiés où toute attirance sera exclue.
Des amitiés qui ne conduiraient pas (nécessairement) à une relation amoureuse mais où les frontières sont effectivement plus floues, parce qu'on discutera de sujets (parfois très) intimes, parce qu'il pourrait y avoir une certaine attirance, parce qu'on aura tous les deux un esprit joueur ou plus ouvert sur le type d'amitié qu'on peut avoir.
Et dans ces 50 nuances, on n'est pas encore à une relation amicale sexuelle.
Et bien sur il peut aussi y avoir une amitié sexuelle. Mais on peut aussi avoir une amitié qui n'est pas dénuée d'attirance sans pour autant avoir envie d'aller aussi loin que la relation sexuelle dans cette amitié...
A lire l'article, c'est simple : le désir est toujours là, toujours... Il faut le gérer mais sa présence n'est pas questionnée !
Je note également le super moral "(...) Et décider de donner suite à cette attirance, si l’on est tous deux célibataires.". Comme si le fait d'être en couple protégeait de toute sexualisation des rapports, comme si des couples libres ou libertins n'existaient pas, comme si l'adultère n'existait pas...
Bref... Un article qui aurait mérité un traitement un chouïa plus approfondi pour explorer quelques recoins de la question....
il y a 3 ans— Pas un mot sur les relations sans désir soit parce que...
Soit aussi parce que la personne est asexuelle et ne ressent pas le besoin, le désir d'une sexualité dans sa relation avec l'Autre.
Dans une relation amicale qui commence, si la "frontière" commence à se flouter parce que le désir pointe (sans jeu de mots…) et qu'une demande est formulée, c'est souvent difficile d'expliquer à l'autre qu'on n'est pas attirée, qu'on n'a pas envie de faire du sexe ; pas seulement par lui ou elle, mais par tous-tes.
- Quoi, tu me trouves moche ?
- Pas du tout !
- Tu es homo, c'est ça ?
- Non plus.
- Alors frigide ?
- Absolument pas.
- Alors quoi ??
- Je suis asexuelle.
- Hein ??
(échange caricatural, pour illustrer). À ce stade, arriver à défaire délicatement les préjugés, à faire comprendre de quoi il s'agit sans que l'Autre se sente personnellement touché ou vexé est une gageure : soit la relation amicale naissante se poursuit, dans la compréhension, l'acceptation, et peut devenir une amitié qui se fortifiera avec le temps, ou même une amitié amoureuse pas floue du tout mais choisie par les deux…
Soit elle s'arrête et au moins l'un des deux se retrouve frustré, pour des raisons différentes ; ça peut, parfois aussi, transformer le sentiment d'amitié en inimitié.
Espoirs déçus ?
Serait-ce une autre piste pour déchiffrer tout relationnel "flou" ?
Entre les mots et le fourmillement de ce qui se passe au sens concret du terme il y a un énorme fossé...
C est comme si on mélangeait tout les genres et on faisait un collier en leur pointant une flèche toi t es la et toi t la avec lui
..etc ...
L amitié est aucune fois définit...
Cela a un côté rose et bleue cet article et je trouve remplit de cliché...
Il n y a pas de mode d emploi pré definit puisque chaque être a physiologiquement physiquement et mentalement un schéma totalement opposé...
Après selon ma façon de voir les choses ..
On peux tout mélanger amitié amant amour si tout est clair à la base ..pour les 2 ..
Et je dirai même que les couples qui ont une longévité ont toutes ce panel pour connaître le bonheur au sens propre du terme ...
Comprendre untel , c est avoir apprivoisé l amitié, le dialogue intime dans toute sa splendeur...sans tabou ...
C est une perspective plutôt confortable que d être avec un être ou tout est libre ....
Pour l avoir vécu...c est je dirai le top ..car rien est caché...tout est dit ...
Les frontières définies...je dirai que se laisser porter et laisser la vie se colorer ça laisse place à l imprévu et à la surprise ...
Les frontières définies c est Comme si on mettait des cases partout avec un trait de peinture je dis tout simplement non merci .
Sinon si l amitié est flou et la frontière amie amant à 2 pas ...tout dépend après de chacun et de ce qu il cherche, attend...etc
Je suis bien d'accord que l'adage que l'amitié homme/femme peut être vue sous le spectre des représentations stéréotypées des hommes, et donc par la même rendue impossible, mais c'est un stéréotypes que la réalité dément... à mon sens....
Encore une fois , selon mon point de vue, si la possibilité d'une amitié homme-femme, ou entre hommes homosexuels, ou entre femme homosexuelles est un aspect du questionnement, la vraie question reste pour moi celle qui est posée dans le terme "amitié et attirance sexuelle est-ce compatible" ? cela amène une autre question : dans le cas d'une amitié, assortie d'une attirance sexuelle, qui serait réciproque, cela a t'il du sens de "résister" à l'attirance ? qu'est-ce qui différentie une amitié du sentiment d'amour ?
Pour ma part, j'aime mes ami(e)s, au sens de l'amour, comme je peux aimer ma famille, mes enfants...(nb : "mes" relations amicales sont intimes, comme l'est la relation à mes enfants, à ma soeur, l'intime n'est pas reservée à l'individu avec qui on partage de la sexualité et parfois on partage du sexe sans l'intime ) mais si cette amitié est assortie une attirance sexuelle, alors il s'agira pour moi, soit de renoncer à une relation amoureuse qui sera naturellement désirée si cela n'est pas réciproque, soit de la vivre naturellement...
et au sein de la relation amoureuse lambda, notre partenaire, que nous aimons, n'est-il pas aussi notre ami(e) ?
Le cas où l'on serait amis-sexfriends, mais sans sentiment amoureux, peut-il être aussi ce cas où l'amitié est peut-être davantage teintée de respect, de considération, de plaisir à partager du temps ensemble que d'une amitié proprement dite, qui lie fortement...
Les amis que nous aimons réellement, au sens de l'amour, comment pourrions-nous partager l'intimité sexuelle sans que cela ne fasse naître le sentiment amoureux ? cela, je ne le comprends pas, car n'y a t'il pas dans ce cas un simple lit entre la relation amicale et la relation amoureuse (et je rend hommage à celui qui, lors d'un post, à souligner qu'entre l'amitié et l'amour il n'y avait qu'un lit d'écart !)
Je ne sais donc pas si les frontières sont floues ou si les cas de figures sont multiples et dépendent aussi de notre représentation de l'amitié.
Dans la conclusion, je lis "illusoire de penser que des dynamiques de séduction et d'attirance sont totalement exclues", je serais d'accord avec ce point si il était notion de "sont systématiquement exclues" car je suis, de mon opinion, persuadée que oui, il existe des amitiés hétérosexuelles pour les individus héterosexuels (à transposer à l'homosexualité, c'est idem) où la composantes de séduction et d'attirances sont exclues. Cependant ce qui est toujours présent - selon moi- est que dans cette amitié la composante masculin/féminin est présente. Je m'explique : si je suis en amitié avec un homme, ou que j'aime un ami masculin, ce qui va exister c'est le regard de l'homme, individu sexué, sur moi en tant que femme, mais il ne s'agit pas forcément de séduction, mais que l'on peut comparer au regard que porte un frère sur sa soeur ou un père sur sa fille... Ce regard va être une composante de la relation, je peux être reconnue comme femme séduisante ou attirante par cet homme , mais comme individu étant désirable non par lui mais par ses pairs.. Aussi ce regard peut venir me soutenir, me rassurer dans mon identité sexuée sans qu'il soit question d'un désir sexuel qui s'activerait dans la relation.... Je peux m'appuyer sur ce regard masculin sans pour autant qu'il y'ait d'ambiguïté dans la relation ou un risque de "plus"...