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Quand on parle de sexualité, on pense souvent à des normes : comment il "faut" aimer, désirer, ou se comporter. Mais pour les personnes neurodivergentes — autistes, TDAH, dyslexiques, hypersensibles et bien d'autres — ces codes sont parfois flous, absurdes… ou tout simplement inadaptés.
Et si la neurodiversité, loin d'être un obstacle, ouvrait en réalité la porte à d'autres façons d'aimer et d'être aimé ? Les recherches récentes sur la sexualité et la neurodivergence nous invitent à revoir nos clichés — et elles le font avec une bienveillance qui fait du bien.
Les études le confirment : les personnes neurodivergentes affichent une plus grande diversité d'orientations sexuelles et de genres que la moyenne. Beaucoup se définissent comme bisexuelles, pansexuelles ou non binaires (Figueiredo et al., 2024).
On observe également une forte présence de la sapiosexualité — cette attraction première pour l'intelligence plutôt que pour l'apparence physique. Pour beaucoup de personnes neurodivergentes, notamment HPI, le désir ne naît pas d'un coup de foudre visuel, mais d'une conversation stimulante, d'une connexion intellectuelle profonde. "Je ne peux être attiré·e par quelqu'un qu'après avoir découvert sa façon de penser", témoignent de nombreux membres de la communauté. L'intelligence devient alors un critère aussi, voire plus, important que le physique — une forme de désir qui défie les codes traditionnels de la séduction.
Pourquoi cette diversité ? Peut-être parce que quand on
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2 commentaires sur Comment les personnes neurodivergentes révolutionnent la sexualité