Quand on parle de sexualité, on pense souvent à des normes : comment il "faut" aimer, désirer, ou se comporter. Mais pour les personnes neurodivergentes — autistes, TDAH, dyslexiques, hypersensibles et bien d'autres — ces codes sont parfois flous, absurdes… ou tout simplement inadaptés.

Et si la neurodiversité, loin d'être un obstacle, ouvrait en réalité la porte à d'autres façons d'aimer et d'être aimé ? Les recherches récentes sur la sexualité et la neurodivergence nous invitent à revoir nos clichés — et elles le font avec une bienveillance qui fait du bien.

Quand le cerveau sort des cases, le cœur aussi

Les études le confirment : les personnes neurodivergentes affichent une plus grande diversité d'orientations sexuelles et de genres que la moyenne. Beaucoup se définissent comme bisexuelles, pansexuelles ou non binaires (Figueiredo et al., 2024).

On observe également une forte présence de la sapiosexualité — cette attraction première pour l'intelligence plutôt que pour l'apparence physique. Pour beaucoup de personnes neurodivergentes, notamment HPI, le désir ne naît pas d'un coup de foudre visuel, mais d'une conversation stimulante, d'une connexion intellectuelle profonde. "Je ne peux être attiré·e par quelqu'un qu'après avoir découvert sa façon de penser", témoignent de nombreux

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Publié par David

J'ai créé Atypikoo pour celles et ceux qui se sentent "TROP" : trop sensibles, trop intenses, trop différents. Depuis 2019, plus de 60 000 personnes ont rejoint la première communauté où la différence est la norme et près de 20 000 membres ont participé à nos événements. Chaque semaine, des milliers de connexions naissent entre des personnes qui se sentent enfin à leur place.

1 commentaires sur Comment les personnes neurodivergentes révolutionnent la sexualité

JohannaP
il y a 2 mois
Article intéressant! Mon parcours se retrouve totalement dans ce qui est écrit. J’ai passé beaucoup d’années à questionner tout cela, ma neurodivergence etait supposée, maintenant j’ai franchi le cap des tests et je suis hpi ainsi qu’autiste. Pendant longtemps je me suis défini comme non binaire car les codes ne me parlaient pas… maintenant je me définis femme (née homme). Mon autisme est visiblement exprimé au féminin selon ma neuropsy. Tout ca pour dire que pour moi c’est un ensemble indissociable et j’ai même envie de penser que l’identité de genre fluide est une neurodivergence aussi, je le ressens un peu comme ca.
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