Développer une vie sociale riche et épanouissante peut s'avérer compliqué et entraîner des interrogations sur ses capacités à créer des liens et des relations. En outre, certaines phases de la vie, propices aux rencontres multiples, comme les années universitaires, peuvent laisser un grand vide avec l'entrée dans la vie professionnelle. L'absence d'activités extraprofessionnelles, le manque d'affinités avec vos collègues, ou la distance avec vos amis de longue date, peuvent provoquer un sentiment d'isolement. En effet, 44% des français ressentent l'impression de se sentir seuls régulièrement, et les 18-24 ans encore davantage, avec un pourcentage qui s'élève à 62%. Au-delà des difficultés quasiment communes à tous les individus, le fait d'être neuroatypique peut rajouter de la complexité pour se créer un réseau social et amical. En effet, l'impression de ne pas correspondre aux normes sociales, l'anxiété sociale ou bien une sensibilité sensorielle accrue peuvent limiter les envies et les possibilités de socialisation. Chaque individu peut expérimenter des difficultés spécifiques en fonction de son histoire et de son passé. Cependant, ces particularités peuvent devenir des points de connexion avec d'autres personnes neuroatypiques. Comprendre ses difficultés et ses blocages permet de mieux cerner ses besoins et ses limites pour réussir à rencontrer des personnes dans un contexte adapté. Il faut également trouver le bon réseau pour trouver les personnes qui pourront vous comprendre et vous correspondre.
Sortir de sa solitude commence par une introspection pour quitter en douceur sa bulle et s'ouvrir aux autres. L'objectif consiste à trouver le bon équilibre pour concrétiser vos envies de rencontres sans vous forcé à entretenir des relations sociales à contre-cœur. Cela signifie qu'il faut identifier la configuration qui vous convient le mieux. Cela concerne notamment le nombre de personnes que vous vous sentez à l'aise de rencontrer dans le but d'éviter les situations stressantes. Identifiez ce qui vous met à l'aise : préférez-vous des interactions en tête-à-tête ou des petits groupes intimes ?
Il s'avère également crucial de choisir des lieux qui respectent votre sensibilité. Les espaces extérieurs, calmes, les bars intimistes ou les espaces tranquilles peuvent vous mettre plus à l'aise que des lieux bruyants ou très fréquentés. Cette précaution peut vous aider à réduire vos éventuelles sources de stress et vous permettre de vous sentir bien avec les personnes que vous rencontrez.
La sensibilité aux odeurs, aux bruits ou à certains types d'éclairage peut souvent se trouver mal compris par les autres, vous conduisant potentiellement à vous sentir incompris voire rejeté. De même, les difficultés dans la communication sociale peuvent renforcer le sentiment de se sentir "différent".
Cependant, ces particularités peuvent devenir des points de connexion avec d'autres personnes neuroatypiques. Dans les relations sociales, les similarités jouent un rôle clé dans la formation de liens solides. Le fait de trouver des personnes qui partagent vos sensibilités ou qui comprennent vos défis peut vous aider à vous familiariser à nouveau avec des inconnus. Par exemple, le fait de ne pas supporter certaines odeurs, bruits ou éclairages peut éloigner des autres parce que vous êtes perçue comme une personne difficile et compliquée. Alors que les individus qui partagent les mêmes blocages comprendront sans problèmes votre besoin de demander de baisser le volume sonore d'une musique ou de fumer à l'écart du groupe. Le fait d'éprouver des difficultés sociales dans la communication et les échanges peut aussi isoler, à force de se sentir rejeté, incompris ou bizarre. Alors, cherchez plutôt à rencontrer des personnes qui partagent des difficultés similaires et qui se montreront donc moins critiques avec vous.
Atypikoo, le réseau social pour les personnes neuroatypiques, vous propose un espace où vous pouvez vous sentir compris et accepté, loin des jugements souvent rencontrés dans les interactions sociales classiques. Atypikoo permet de trouver des personnes qui partagent des expériences similaires et des difficultés sociales accumulées au fil des ans. Sur Atypikoo, vous pouvez créer de nouvelles relations en participant à des événements organisés par et pour les membres. Ces événements constituent des occasions idéales pour partager vos expériences de vie ou vos intérêts communs dans un environnement accueillant. De nombreux membres d'Atypikoo ont réussi à sortir de leur isolement grâce à la plateforme.
Nathalie partage son expérience : « Toutes les semaines, je regarde s'il y a un événement à côté de chez moi et je fais tout mon programme de sorties à partir de ce planning. J'aime avoir la surprise de retrouver des gens que je connais et finalement on finit par se retrouver tous ensemble au même endroit, dans les mêmes événements et ça crée une sorte de plaisir d'y aller de ne pas savoir forcément qui y sera, ça fait presque un esprit de famille. Je discute avec un tas de gens complètement différents et je me sens enfin normale, on ne me dit pas « tu es trop ceci, trop cela, trop dynamique ». On est tous différents et on s'accepte et tout le monde est ok avec le fait d'être trop quelque chose, et finalement à force d'être avec des gens qui sont trop, on finit par ne plus se sentir « trop quelque chose » et c'est une sorte de sentiment de normalité retrouvée. »
De son côté, Olivier précise qu'en participant à des événements, il a enfin réussi à sortir dans des endroits bruyants qu'il fuyait avant et que ça l'a aidé à gérer le stress d'avoir beaucoup de gens autour de lui.
Quand on se sent bien dans son univers, on ne ressent pas forcément l'envie de sortir et de voir du monde. Cette habitude peut vous éloigner progressivement des autres et créer de l'anxiété sociale et mener dans certains cas à des phases dépressives. Pour retrouver le goût et l'envie de fréquenter de nouvelles personnes, fixez-vous des petits objectifs pour commencer. Puis progressivement, vous pourrez vous challenger vers des défis plus engageants, comme une sortie en groupe. L'essentiel consiste à prendre en compte vos besoins et vos limites pour ne pas vous brusquer. Le fait de passer de bons moments avec des personnes que vous appréciez vous aidera également à créer des nouveaux souvenirs qui vous donneront envie de continuer dans votre élan.
La solitude, c'est une vieille amie, une amante dont on a du mal à se séparer.
Ce qui ne veut pas dire que nous sommes seul mais bien que nous nous sentons seul.
Après en ce qui me concerne j'ai la chance d'avoir une famille incroyable à qui pouvoir me confier et notamment ma sœur que j'appelle ma traductrice.
En effet, elle a un pouvoir caché que je n'ai pas, elle sait comprendre les situations sociales et la psychologie qui se cache derrière, ce qui me permet d'avoir des avis très structurés souvent.
Elle me permet de comprendre la plupart des points de blocage que je peux rencontrer parfois avec les autres.
Ce que je constate, me concernant, c'est que j'ai un côté entier et brut de décoffrage que j'arrive progressivement à éliminer mais qui m'amène à une sorte de 'faux self' que je ne souhaite pas atteindre.
Dans un contexte professionnel c'est diablement efficace car ça donne une souplesse et une liberté d'action que je n'aurais pas autrement sur des sujets qui n'intéressent personne mais que je souhaite personnellement investir.
Cependant arrivé dans un contexte extra professionnel, c'est une tout autre histoire.
Pour mon experience concernant ce site, je peux faire une sorte de premier bilan.
Dans l'ensemble il est plutôt satisfaisant mais la vie ce n'est pas tout blanc ou tout noir.
En effet, cela reste un avis personnel, je constate que le décalage n'est pas forcément lié au contexte extraseque uniquement mais aussi et surtout à notre ressenti intérieur.
J'ai passé des moments très agréables avec des personnes charmantes et très ouvertes d'esprit.
Et j'ai aussi vécu des moments moins agréables qui m'ont rappelé ma solitude absolue à certains moments de mon enfance et de mon adolescence.
Je pense avoir bien entamé le travail sur soi-même mais je n'arrive pas à me détacher parfois de choses qui m'habite de façon viscéral.
Et je constate que le 'typisme' ou l'atypisme n'est pas forcément l'alpha et l'oméga de structuration d'un groupe.
Le risque rencontré est le même que dans tout groupe humain car le récit collectif se construit malheureusement avec le groupe, je lis en ce moment tinoco à ce sujet qui développe une théorie que je trouve intéressante.
Je ne fais pas le rebelle pour faire le rebelle, c'est juste que parfois c'est au dessus de mes forces et que j'ai beaucoup plus à perdre en suivant bêtement la meute en ce qui concerne ma construction identitaire bien plus longue que pour la plupart des gens que je côtoie.
Ce n'est pas de l'arrogance loin de là.
C'est juste que je constate les mêmes difficultés et les mêmes mécanismes que je rencontre dans un contexte plus classique de groupe dit 'typique'.
Parfois c'est un peu marche ou dégage, c'est à dire tu ne coches pas les cases pré établis et bien merci au revoir.
Après c'est normal que ça arrive, il n'y a pas de charte et tout le monde fonctionne de façon différente.
Mais je mets un petit bémol au témoignage dans le sens où vous continuerez à avoir des mécanismes et des effets de groupe car le groupe est ce qu'il est.
Pour finir sur une note positive, avec le temps je pense que vous réussirez à affiner vos recherches et vous irez à des événements qui vous correspondent.
Pour ma part, je sais maintenant que j'ai besoin d'être à l'extérieur, de rentrer en contact avec des petits groupes et surtout que je suis trop résistant à la contrainte, peut être est ce lié à un besoin d'indépendance viscéral qui m'anime.
Bref, il y a du bon et du moins bon et personnellement je ne suis pas sur ce site pour l'atypisme mais bien pour ce que je pense qu'il est, une plate-forme de mise en commun d'organisation d'événements.
J'espère juste ne pas m'enfermer dans un entre soi où je rencontre tout le temps les mêmes personnes et être dans une sorte de confort voir de luxure social.
Je suis abonnée depuis presque 2 ans à un groupe de zèbres IRL en Bretagne qui comptait environ 70 membres à l'époque et nous nous rencontrons deux fois par mois en moyenne. (Apéros, sorties, marches, jeux, réunions que nous appelons blabla ou café philo...) Nous échangeons également sur WhatsApp de tout, de rien et de blagues.
Cependant, si l'ambiance y est plutôt bon enfant, il y a les mêmes travers qu'ailleurs. Un leader sur qui tout repose mais qui voudrait bien lâcher un peu. Un petit comité d'une douzaine de membres très actifs qui participent à tous les évènements (en plus des membres du bureau qui viennent aussi selon leurs disponibilités), les moins jeunes, les moins vieux, les timides, les grandes gueules, les bavards, les réservés, les flippés, les dragueurs, les offusqués, les critiques, et les fouteuses de m... qui ont voulu créer un groupe dans le groupe...
Le leader a tranché dans le vif sans exception : exclusion desdits membres. Entre les exclusions et les départs volontaires, il ne reste plus qu'une 40aine de membres dont un quart actif.
Pourtant tous avaient les mêmes attentes, de bienveillance, de similitudes, de sorties, de compréhension et de respect...
Les zèbres feront la révolution!!! xD