Atypikoo Communication Nonviolente CNV

Une façon de communiquer nouvelle et intuitive, une posture pacifique et gratifiante au quotidien.

L’objectif de la CNV n’est pas de changer les autres et leurs comportements afin d’obtenir ce que nous voulons. Il est d’établir des relations fondées sur la sincérité et l’empathie qui, au bout du compte satisferont les besoins de chacun.

Marshall Rosenberg

Vous êtes-vous déjà trouvé dans une situation de tension, de mise en accusation, voire de violence verbale, avec le sentiment d’être incompris, non respecté, voire tout simplement pas entendu ?

Avez-vous déjà eu le sentiment d’utiliser les mêmes mots que votre interlocuteur sans leur donner le même sens ?

Avez-vous déjà eu l’impression d’être frustré après avoir remporté une négociation, réalisé un échange positif, donné une explication bienveillante ?

Pour les neuro-atypiques, la communication peut être source de souffrance et de violence, car chaque mot est ressenti très intensément. Le mode de communication, la forme de la communication, la part du non-verbal, sont encore plus importants pour eux.

Pour nous y aider, la Communication NonViolente (NVC) est une forme de communication « inventée » par Marshall Rosenberg dans les années 60 et 70. Il l’a théorisée, expérimentée, testée dans des situations de conflits intenses, notamment au Moyen-Orient.

Marshall Rosenberg

La Communication NonViolente a été proposée et conceptualisée par Marshall Rosenberg (1934-2015). Marshall Rosenberg a étudié à Detroit aux USA, a obtenu un Doctorat en psychologie en 1961.

Il est largement intervenu dans les établissements scolaires dans les années 1960 et 1970 pour désamorcer des conflits, à la demande d’associations de parents notamment. Dès 1960, il a œuvré en tant que formateur en médiation et négociation au sein de communautés luttant contre les racismes et les ségrégations.

Il a revendiqué pour maîtres Carl Rogers pour ses travaux sur l’empathie et Gandhi pour sa philosophie pacifique.

Sa vie personnelle et ses recherches l’ont conduit à mettre en évidence l’importance du langage et des mots et à mettre au point des moyens propres à favoriser la paix et à retrouver la bienveillance, en partant du principe que l’humain est souvent coupé de sa bonté naturelle.

Il est l’inventeur du processus de communication appelé « Communication NonViolente » (CNV), et a créé et dirigé le « Center for Nonviolent Communication » (« Centre pour la Communication Nonviolente »), organisation internationale à but non lucratif. La CNV a pour principe de communiquer sans expression de violence, ce qui ne signifie pas sans expression de la colère.

La CNV est devenu une marque déposée et un réseau mondial, destiné à diffuser son processus en vue de produire des changements sociaux et d’aider à la paix.

Les premiers travaux de Marshall Rosenberg ont porté sur l’empathie pour les autres et soi-même, et l’écoute profonde et/ou active. Il a imaginé une posture quotidienne de vie et de communication qui permet à chacun d’optimiser ses chances d’obtenir ce qu’il souhaite pour lui-même. Il s’agit d’orienter les individus sur un chemin de paix et de changement social.

Au-delà d’un mode communication original, la CNV est également une posture de vie au quotidien. L’objectif est d’interagir avec les autres et soi-même sans nuire, c’est-à-dire dans un respect mutuel.

Marshall Rosenberg constate que l’on n’oblige personne à apprendre, ni à changer. Au risque de se trouver face à un blocage dans la communication.

Le processus de Communication NonViolente

Marshall Rosenberg définit ainsi le processus de CNV :

« La Communication NonViolente, c'est la combinaison d'un langage, d'une façon de penser, d'un savoir-faire en communication et de moyens d'influence qui servent mon désir de faire trois choses :

  • me libérer du conditionnement culturel qui est en discordance avec la manière dont je veux vivre ma vie ;
  • acquérir le pouvoir de me mettre en lien avec moi-même et autrui d'une façon qui me permette de donner naturellement à partir de mon cœur ;
  • acquérir le pouvoir de créer des structures qui soutiennent cette façon de donner. »

Adhérer à ce processus implique de grands changements au quotidien :

  • En effet, remettre en cause le conditionnement culturel revient à remettre en cause les jugements avec lesquels nous avons été éduqués et normalisés, et observer objectivement les individus et les situations ; cela signifie se détacher de tout ce qui nous définit et nous forge depuis notre plus tendre enfance ;
  • Se relier avec soi-même correspond à vivre en pleine conscience de nos sentiments, de nos besoins, voire de nos émotions ; donc assumer les émotions que nous ressentons, les légitimer, les accepter telles qu’elles sont sans les juger ou les refouler ;
  • Enfin, développer une générosité spontanée et joyeuse envers autrui : bien entendu, sans naïveté, sans préjugé, sans attente vis-à-vis des autres, uniquement dans le don, afin de susciter la réaction réciproque propice au partage.

Pour poser ce processus, Rosenberg est persuadé que l’homme est naturellement bienveillant, et qu’il suffit de l’aider à revenir à cet état de bienveillance par une communication qui exclut toute trace de violence ou d’agression, verbale ou non-verbale.

Attention, il n’est pas naïf, il pense qu’il existe un autre moyen de communiquer, plus clair, plus évident, plus empathique et surtout plus efficace pour les personnes en contact.

Pour cela, il recommande de respecter un mode d’expression particulier : de toujours s’exprimer avec prudence, observer objectivement, sans jugement. Il se pose en médiateur ou en psychologue, qui commence sa phrase par « je » afin d’exposer son point de vue, sans jamais y inclure son interlocuteur. L’expression doit toujours être claire (par opposé à « jamais vague »), affirmative, sans accusation, sans jugement, sans interprétation, et il reformule si nécessaire.

Enfin, dans les échanges quotidiens, Rosenberg conseille d’éviter les expressions : « non », « je ne peux pas », « je ne veux pas », etc.

Les 4 étapes du processus de communication NonViolente

Quatre principes fondamentaux s’enchainent dans le processus de CNV :

  • l’observation ;
  • le sentiment ;
  • le besoin ;
  • la demande.

Etape 1 de la CNV : l’observation

Relever des faits observables, des situations objectives, des faits concrets, sans jamais juger, sans jamais évaluer, sans jamais interpréter. En effet, chaque jugement est pour Marshall l’expression d’un besoin insatisfait.

La difficulté est dans ce premier principe parce que l’individu doit se détacher de son préjugé, de son éducation, de ses normes, de sa formation ;

Exemple pour un enfant qui va à l’école :

« ton cartable est lourd ! » (observation) et non « tu t’es chargé inutilement ! »

Etape 2 de la CNV : les sentiments

Pour exprimer notre ressenti, la CNV recommande d’utiliser une palette large de vocabulaire avec le pronom « je », et non les pronoms de la deuxième personne. Nous nous exprimons pour exposer ce que nous ressentons, et non pour accabler notre interlocuteur et lui faire des reproches.

Marshall Rosenberg met en évidence que, la plupart du temps, nous mélangeons nos propres émotions et la perception que l’autre a de nous. Or, nous ne sommes pas l’autre, nous devons donc prendre soin de ne pas accuser l’autre dans l’expression des sentiments et des émotions.

Exemple :

« j’étais triste parce que tu ne m’as pas dit au revoir ! » (émotion) et non « tu n’as pas souhaité me saluer en partant ! »

Marshall prête attention aux évaluations masquées, qui impliquent l’action d’autrui : « je me sens intimidé / incompris / utilisé / jugé / critiqué / ignoré / humilié / manipulé / … »

Nous n’avons pas à attribuer pas la responsabilité de nos émotions aux autres.

Etape 3 de la CNV : les besoins

Derrière chaque émotion, chaque sentiment, il y a un besoin. Avant de demander à l’autre, nous devons exprimer nos besoins profonds. Ils sont une sorte de « fait générateur », de « lien de causalité » entre nos sentiments et la demande que nous allons formuler après.

L’éducation, le caractère (timidité, réserve), la crainte d’être jugé, l’absence de vocabulaire (éducation, formation), peuvent être des freins à l’expression des besoins. Apprendre à dépasser ce qui nous forge, nous maintient debout, nous pétrit, est la plus grande difficulté en CNV. Exprimer ses besoins revient pour certains à interroger la bienveillance de l’interlocuteur. Or, un besoin identifié et correctement exprimé n’implique pas autrui, il n’est que l’expression d’une nécessité pour nous.

Marshall Rosenberg considère les besoins comme beaux et indispensables. Il insiste sur le fait qu’aucun besoin n’est honteux ou à nier.

Etape 4 de la CNV : la demande

La demande n’est en aucun cas un ordre. Marshall Rosenberg distingue la demande et l’exigence. Lorsqu’on formule la demande, il faut veiller à la fois à la forme (phrase affirmative, et non négative), au fond (demande non équivoque), et à la clarté (la demande est compréhensible et réalisable).

Il vaut donc mieux éliminer de la demande toutes les formules contenant « il faut », « on doit », ou l’impératif. En effet, on ne formule pas une demande sous forme d’ordre !

La communication concernée par la CNV

Marshall Rosenberg applique ce processus dans les trois types de communication :

  • La communication vers autrui,
  • La réception du message de l’autre,
  • La communication avec soi-même.

Quelques remarques :

La CNV n’est pas qu’un langage. Elle est une posture individuelle vis-à-vis d’autrui et de soi-même. Par ailleurs, elle ne cherche en aucun cas à manipuler l’autre. Il ne s’agit pas, sous prétexte de refuser la violence d’autrui, de prendre le contrôle de sa pensée. Il ne s’agit pas non plus de lui imposer de communiquer, puisqu’il est libre de refuser l’échange. Il ne s’agit enfin pas non plus de satisfaire les besoins du demandeur, mais les besoins des deux parties.

Les expérimentations pratiques de CNV de Marshall Rosenberg

Marshall Rosenberg a créé des nombreux centres de CNV pour former des négociateurs, des médiateurs, des pédagogues, des assistants sociaux. : en Serbie, en Israël, en Palestine, en Italie et bien sûr aux Etats-Unis.

Il est intervenu dans de nombreux pays en guerre pour observer et adapter sa méthode au contexte géo-politique et proposer des solutions de communication nonviolente tenant compte des particularités culturelles, politiques et religieuses.

Il a exercé comme médiateur dans des conflits divers et a apporté sa méthode de CNV dans des contextes particulièrement violents comme les conflits entre israéliens et palestiniens, dans le cadre de conflits racistes aux Etats-Unis, ou encore dans de graves conflits au sein d’établissements scolaires ; cette technique vise aussi à apporter la paix dans les relations personnelles entre individus (famille, couple notamment).

La médiation, destinataire et utilisateur privilégié de la CNV

Dans les conflits dans lesquels Marshall est intervenu, il a largement utilisé la CNV et montré à quel point cet outil est efficace pour faire discuter les parties en présence. Que ce soit un couple qui se dispute, une famille qui se déchire, une école dans laquelle l’autorité est remise en cause ou encore un conflit armé au Moyen-Orient, avec comme maîtr mot l’empathie.

L’empathie est un miracle lorsqu’elle se réalise : elle suppose la capacité de sortir de tout jugement, et une capacité de décentrement sur lui-même pour le médiateur.

En médiation, la CNV est un grand apport pour plusieurs raisons : tout d’abord, elle conduit à une attention à la sémantique employée par toutes les parties prenantes et en particulier par le médiateur lui-même ; pour avancer, cette sémantique doit venir sur le concret, le factuel et être exempte de tout jugement - l’agression n’est jamais loin d’un jugement -, de ne mettre rien de nous-même, de nos pensées dans cette écoute, autant qu’il est possible. Le médiateur intervient ensuite pour accoucher les besoins des parties, seule direction dans laquelle ils peuvent se rencontrer.

Il s’agit alors, comme le dit si bine Marshall Rosenberg, d’amener chacun à « regarder par la fenêtre de l'autre ».

La métaphore du chacal et de la girafe (conférence de San Francisco)

Bien que théoricien très sérieux, Marshall avait beaucoup d’humour. Lors d’une conférence à San Francisco en avril 2000, il utilise des marionnettes représentant une girafe et un chacal pour figurer les difficultés de communication entre les individus.

Il pose le postulat que nous avons développé un langage spécifique : le langage du chacal, qui nous coupe de la vie et rend le recours à la violence plus facile. Dans une culture de domination, la violence doit être agréable, divertissante. Le langage du chacal pense en termes de « qui a raison » et « qui a tort ». Le langage du chacal se caractérise également par le « Amtsprache », la négation du choix des individus, et l’utilisation récurrente du terme « mais ». « Amtsprache » est le mot retenu par les soldats des camps nazis pour indiquer qu’ils appliquaient les ordres : le langage bureaucratique.

A l’inverse, le langage de la girafe, qui a le cœur le plus gros de tous les mammifères et qui a peu d’ennemis, est celui qui indique que l’on est responsable de ses choix. Elle est donc bien placée pour symboliser la CNV. Toutefois, Marshall précise bien que la caractéristique principale de la girafe n’est pas la gentillesse, elle est symbolique et surtout il n’y a pas de compromis en langage girafe, donc pas en CNV.

Dans cette conférence, Marshall explique comment traduire chaque affirmation en un besoin, comment faire en sorte que l’autre partie l’entende, en donnant de l’empathie.

Il va plus loin : si on se connecte par le cœur, il y a suffisamment de ressources pour que les besoins de chacun soient satisfaits. Dans toute situation, il convient de se demander le besoin qu’on essaie de satisfaire, de même quand on juge une personne pour ce qu’elle a fait, ou encore quand on reçoit le jugement d’une personne sur soi-même.

La notion de gratitude : une philosophie de vie au quotidien

La CNV ne sert pas qu’à résoudre les conflits.

Marshall Rosenberg explique que la CNV permet aussi d’exprimer la gratitude en langage girafe. Ne pas émettre de jugement, même positif, car il renforce que l’opposé existe, et il sous-entend que nous sommes le juge qui connait la différence. Emettre un jugement positif renforce le comportement de chacal, et détruit la beauté du remerciement.

L’expression du merci en girafe est que nous attirons l’attention de l’autre sur ce qu’il nous rend la vie plus merveilleuse. Nous pouvons toucher le cœur d’autrui et nous rendre la vie plus merveilleuse, sans jeux violents, et utilisant une énergie quotidienne pour nous rendre heureux.

Marshall énonce par exemple qu’il est aussi dangereux de croire que l’on est intelligent que de croire que l’on est stupide, car nous nous réduisons à une chose, alors que nous sommes beaucoup plus que cela.

Nous avons été éduqués dans une façon « chacal » de nous détester, et nous n’acceptons pas la gratitude. Il n’y a rien de plus satisfaisant que d’exercer un pouvoir de gratitude.

Pour l’exprimer : Observation-Sentiments-Besoins, jamais de compliment, de remerciement ou de louange.

Ouvrages de Marshall Rosenberg

  • Communication & Pouvoir, Edizioni Esserci, Reggio Emilia Italie, 2008. (ISBN 88-87178-74-7)
  • Dénouer les conflits par la Communication Nonviolente, Ed. Jouvence, 2006. (ISBN 2-88353-496-9)
  • La Communication Nonviolente au quotidien, Ed. Jouvence, 2005 (?). (ISBN 2-88353-314-8)
  • Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs : introduction à la communication non violente [« Non violent communication: a language of compassion »] (trad. de l'anglais par Annette Cesotti et Christiane Secretan, préf. Charles Rojzman), Paris, La Découverte & Syros, 1999, 266 p. (ISBN 2-84146-735-X et 9782841467358, OCLC 43315433, notice BnF no FRBNF37087387)
  • Nous arriverons à nous entendre ! - Suivi de : Qu'est-ce qui vous met en colère ?, Ed. Jouvence, 2005. (ISBN 2-88353-424-1)
  • Les mots sont des fenêtres (ou des murs) : Introduction à la communication nonviolente, Ed. Jouvence, 1999. (ISBN 2-88353-432-2)
  • Enseigner Avec Bienveillance - Instaurer Une Entente Mutuelle Entre Élèves Et Enseignants, Jouvence
  • Spiritualité Pratique - Les Bases Spirituelles De La Communication Non Violente, Jouvence
  • Vers Une Éducation Au Service De La Vie, Les Éditions de l'Homme
  • Élever Nos Enfants Avec Bienveillance - L'approche De La Communication NonViolente, Jouvence
  • Pratique de la communication NonViolente, Établir de nouvelles relation de Wayland Myers

Quelques ouvrages complémentaires

  • Cessez d'être gentil, soyez vrai ! Etre avec les autres en restant soi-même - Thomas d' Ansembourg
  • Le Médiateur Dans L'arène - Réflexion Sur L'art De La Médiation - Fiutak Thomas

Publié par So

Un accident de la vie m’en a fait changer, de vie. J’y ai découvert mon atypicité, un nouveau regard sur mon environnement, et la CNV ! Je me suis recyclée dans la communication vers et entre ceux qui m’entourent. La CNV est devenue mon mode privilégié d’échange avec autrui, et aussi avec moi-même. Aujourd’hui, je suis prof de droit et de relations entre entreprises, et médiateur inter-entreprises.
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Commentaires sur La Communication NonViolente

anne-liseb
il y a 2 mois
Merci So pour cet exposé très clair, ma curiosité est vivement piquée, je vais continuer à creuser le sujet.
sacha-touille
il y a 2 mois
C'est une approche de la communication qui devrait être enseignée dès le plus jeune âge.
.
Malheureusement ce n'est pas le cas, et tout (ou presque) autour de nous, nous pousse et nous conditionne presque à faire le contraire.
.
Ca me paraît à la fois tellement évident et si difficile.
.
Merci pour cet article :-)
n_cerebrate
il y a 2 mois
Je suis également convaincu que l’homme est naturellement bienveillant dans son fond ! Et il est important pour moi que chacun puisse se reconnecter à cette bienveillance intrinsèque sur laquelle nous sommes construits ! Bien évidemment, sans excessive naïveté ; et ce, malgré des siècles de conditionnements qui, comme un chappe de plomb, essaient de nous réduire à ce minimum commun qui nous sépare... Sans désespérer (quoi que), mais lucidement ; j'espère un jour pouvoir connaître une ère où les plus grands dénominateurs communs nous rassembleront plus largement.... Vers un futur glorieux où chacun pourra y avoir sa place, son mot à dire et ses maux à exprimer ; dans une mutuelle bienveillance..... Cela semble niais à dire cela de la sorte, mais c'est en tout cas un espoir profond qui m'anime depuis presque 30 ans désormais ! Même si parfois, je peux aussi être l'imparfait, et l'autre non/nom ! ;-)
iris-3
il y a 1 mois
La communication non violente éviterait bien des égarements et autres pertes de contrôle
susceptibles d'entraîner des dérives verbales et physiques. Si les gens communiquaient plus dans un souci d'aplanir les conflits, le monde tournerait mieux, à mon sens.