L'attirance romantique reste un grand mystère pour beaucoup d'entre nous. Si la sagesse populaire abonde sur ce qui est attirant ou non, les faits eux sont bien plus flous. Certaines études se sont cependant penchées sur le sujet, pour déterminer s'il existe des règles communes. Que disent-elles alors et que peut-on en conclure sur les traits de caractère les plus attirants ?

Les traits de caractère les plus attirants, selon la science

Y a-t-il des traits d'attirance communs pour tous les êtres humains ?

En matière de rencontres amoureuses, il est toujours périlleux d'essayer d'établir des généralités. L'être humain est une multitude, et chacun a ses propres préférences, autant physiques qu'au niveau du caractère.

Pour autant, certaines études se penchent sur le sujet, et tracent quelques lignes directrices. Être humain, c'est faire partie d'une culture commune, aussi riche soit-elle. Et celle-ci a une influence sur la manière dont nous tombons amoureux. 

Pour commencer à traiter ce vaste sujet, on peut déjà rappeler ce qu'est l'attirance. L'attirance, c'est ce qui nous pousse instinctivement vers une personne, qui fait qu'on a envie de passer du temps avec elle, de continuer une conversation. Elle est basée sur des mécanismes très largement inconscients. On est à la fois attiré par des traits physiques et des traits de caractère, par des sons de voix, des odeurs, par une gestuelle ou une manière dont une personne se tient…

Et malgré ce que certaines publications répètent à l'envi, il n'y

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Publié par Cam

Journaliste HPI/TSA à la recherche du mot juste et d'un monde plus ouvert à la différence. Créatrice du podcast Bande d'Autistes !

9 commentaires sur Les traits de caractère les plus attirants, selon la science

Kyofran
il y a 2 ans
Merci je peux continuer à être trop bon trop con 😂😂
Rosalie6764
il y a 2 ans
Bonsoir et merci infiniment Cam pour cet article. Bien à vous.
Gill
il y a 2 ans
J'étais parti très critique, en lisant le titre de cet article, critique qui a été démontée dès les premières lignes ("on est tous différents, mais il y a des constantes"), et je le termine avec une véritable approbation globale.

Tout à fait d'accord, donc, sur l'expression de confiance que confère l'honnêteté et la confiance en soi, même si nos vérités ne correspondent pas toujours avec le sentiment qu'il y a en face. Il suffit d'exprimer surtout des points positifs et non critiques.

Mais justement, je crois qu'on choisit une personne, surtout, en visant les quelques points négatifs qu'elle révèle (d'où la difficulté pour les neuro-atypiques trop honnêtes, et les gens qui n'ont pas confiance en eux).

Globalement, lorsqu'on tente de séduire, on donne tous une image positive de soi, donc on semble tous aimables et intéressants... jusqu'au moment où on va plus loin dans l'honnêteté et où on révèle nos failles ou nos différences "pas très sexy" ou pas assez consensuelles. Et c'est là que tout se joue.

Donc, selon moi, c'est moins ce que nous sommes qui importe, que ce que nous ne sommes pas... dans la vision de la personne en face.

Il faut donc savoir écouter avant de s'exprimer. Être ouvert à la différence, mais ne pas trop exprimer les nôtres. Du moins dans un premier temps.
...ou alors espérer que notre personnalité entière tombe pile poil sur les besoins espérés en face !

C'est du moins mon sentiment du moment... sentiment que conclut une longue suite d'échecs en tant que "séducteur" très maladroit, et qui n'arrive pas à suivre ses propres conseils 😅 !
(j'accumule les amies au lieu de trouver ma perle rare) 🙄
Gill
il y a 2 ans
Je suis aussi d'accord sur les difficultés spécifiques des neuro-atypiques.

La particularité des autistes, c'est que, pour eux, les faits passent avant le relationnel (et ses circonvolutions).
Un autiste sincère avec lui-même admettra donc autant ses propres qualités que ses défauts (ce sont des faits, qui ont une égale importance).

Il y voit une honnêteté globale qu'il croit nécessaire à une confiance mutuelle.
Et il espère que la personne désirée y verra la même chose que lui : il y a du pour, du contre, comme chez tout le monde, et on peut ainsi s'engager (ou pas) en toute confiance.
Ce qui importe, ce sont les points positifs, et le fait que la personne est parfaitement honnête.

Or, la façon de penser neurotypique est toute autre : les faits importent peu, ou en tout cas pas en positif. Et l'honnêteté, le fait d'avouer aussi ses faiblesses, ne fait pas partie de son schéma neuronal : tout doit toujours être enjolivé.

Ce qui compte, c'est qu'on se sente bien avec l'autre, que la conversation soit fluide, avec de l'humour, que cette personne dégage une impression de confiance, d'attirance, de confiance en elle, d'avoir des références communes, un idéal partagé, des habitudes consensuelles identiques, etc...

Bref uniquement du sentiment, de l'instinct et du ressenti : ce fameux "jeu social" que tout le monde, selon eux, devrait jouer de la même façon (et qui restera toujours inaccessible aux autistes).

Ou alors par un désir d'appartenance à des valeurs communes, unanimement partagées. Les neurotypiques sont attirés par le groupe, la tribu, les bulles communes, et pas par les différences, pourtant sources d'enrichissement.

Il y a donc un malentendu entre eux : chacun croit bien faire, et... ça ne correspond pas !
Gill
il y a 2 ans
Désolé si je monopolise, mais je découvre des choses en les approfondissant avec vous.

Je disais ci-dessus que la vérité n'est pas forcément la qualité la plus partagée par les neurotypiques, puisqu'ils se doivent d'enjoliver leur vie, de bien se positionner dans leur groupe, de fluidifier les relations humaines, de favoriser une certaine hypocrisie sociale, de privilégier la diplomatie, etc...

Dans l'article ci-dessus, on évoque le cas des Pervers Narcissiques.

J'en suis donc venu à la conclusion que, si l'enfermement sur soi est la situation extrême de l'autisme (un autiste classique n'est juste pas attiré par les relations humaines, un autiste handicapé ira plus loin en étant allergique à toute relations et contacts)...

...de même, selon moi, la Perversion Narcissique est la maladie ultime des neurotypiques.

C'est à dire qu'il ne se contentera pas d'enjoliver sa propre situation. Il va tenter d'apparaître comme un ange totalement amoureux et bienveillant, et ceci en toute connaissance de cause, sachant qu'une fois le "poisson" ferré, sur base d'hypocrisie et de cadeaux, il pourra passer à l'étape suivante.

Etape suivante qui est de profiter de la situation dépendante de sa proie (dépendance amoureuse, de situation maritale ou financière, de n'avoir plus d'autres amis, de refuser d'être en échec et donc de persister dans le couple, etc...) pour la maintenir sous sa coupe, se valoriser à son dépend, utiliser son savoir faire, ou simplement se réjouir de son obéissance.

Bref, il va aller dans l'extrême de ce qui est la neurotypie classique : hypocrisie familiale et sociale, utilisation du mensonge pour s'élever lui-même, manipulation sociale, image prioritaire sur sa valeur réelle (possessions matérielles, apparences de la richesse, position sociale), etc...

Bref, selon moi, pour comprendre la Perversion Narcissique, il faut être totalement au fait de ce qu'est la neurotypie.

Et pour en revenir acrobatiquement sur le sujet de base, les Pervers Narcissiques connaissent très bien ces "traits de caractère qui sont les plus attirants", et ils savent en jouer 😅 ! (donc, méfiance !)
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