La théorie des langages de l'amour a été popularisée depuis le début des années 1990, avec la parution du livre éponyme de Gary Chapman. Son modèle est encore aujourd'hui considéré comme particulièrement pertinent pour comprendre les relations de couple. Alors, parlons-nous tous des langages amoureux différents quand nous sommes en couple ? Les comprendre peut-il nous permettre d'avoir des relations plus apaisées ? On décrypte tout cela dans cet article, avec les limitations de ce modèle populaire.

Les langages de l'amour sont une classification développée par l'auteur Gary Chapman dans les années 1980. L'auteur explique dans son livre que tout un chacun communiquerait son amour de manière différente, et que les tensions en couple sont souvent dues à ces différences. Certains préféreraient ainsi verbaliser leur amour, pour d'autres cela passerait par des gestes, ou encore de petites attentions, etc.
L'ouvrage défend une idée clef : les sentiments amoureux, mêmes forts, ne suffisent pas, et une relation se travaille à travers des actes et des gestes. Mais encore faut-il que ces derniers soient compréhensibles. L'auteur explique ainsi :
« La si
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Ecrire des livres qui parlent des problèmes, ce n'est pas très compliqué -- et dire que la solution est simple à partir du moment où le problème est bien posé a quand même des limites...
Que faire quand un des conjoints n'a absolument aucune envie de participer à la discussion ou même trouver que partir du principe qu'un problème existe, c'est déjà le créer à moitié ?
On fait quoi dans un couple où les deux s'aiment et où aucun n'est heureux ? (pire : de l'un est plutôt heureux et l'autre plutôt pas)... Dire : yaka en parler et fauktu en cause, c'est très très court !
J'ai plus l'impression de lire du magazine d'été que de la science....
il y a 3 ans · ModifiéJe pense qu'aimer ne suffit pas toujours. Je pense que si l'on choisit de garder une vie commune avec une autre personne, c'est qu'il y a quelque chose qui nous anime autrement, qui nous convient, qui nous conforte. Se sentir en sécurité peut largement être un argument.
Je trouve ça dur que chacun y aille de son petit commentaire "ah ben c'est que c'est un couple qui va mal ma bonne dame !".
Personne n'est à votre place.
Je vais poser des questions là, rhétoriques, donc qui servent seulement de piste de réflexions conscientes ou non à tout ceux qui liront :
- C'est quoi un couple en 2022 ?
- C'est quoi l'amour ? Ça commence où, ça s'arrête où ? Combien de personnes ont peut aimer ?
- Peut-on avoir du désir sexuel pour quelqu'un sans en être amoureux ? Peut-on être amoureux sans avoir de désir sexuel ?
- Pourquoi forcément vivre sous le même toit que sa.on amoureux.se ?
Cette tension existe dans beaucoup d'autres domaines relationnels (par exemple l'expression du respect, très importante dans les relations interculturelles). L'autre doit-il me dire les choses telle qu'elle ou lui peut les dire, a appris à les dire, est à l'aise pour les dire? Ou faut-il, pour que je considère le message comme valide, que l'autre me dise les choses de la manière dont moi j'attends (ou exige) qu'on me les dise? Pour que j'entende l'autre, doit-il/elle apprendre ma langue ou dois-je apprendre la sienne? Et vice-versa, bien sûr.
il y a 3 ansPour ma part, j'ai longtemps vécu dans une relation difficile voir conflictuelle avec mes parents, car pas détaché émotionnellement. Aujourd'hui,elle est apaisée, de mon côté, en tout cas. La relation aux parents est l'Everest de la vulnérabilité.
Toutefois, je n'ai pu m'empêcher de noter des changements d'approche de leur part, plus pacifiés, car les mécanismes mis en place depuis des décennies n'existent plus, en l'occurence par mon évolution personnelle et mon détachement.
Ce que j'ai découvert, c'est que le détachement émotionnel amène à un attachement plus profond, car débarassé des peurs et des préjugés.
Je ferai plus attention à tout cela dans ma future relation (s'il y a future relation)...