Est-on forcément traumatisé en étant neuroatypique ? Peut-on souffrir de stress post-traumatique sans le savoir ? Autant de questions qui arrivent sur le devant de la scène, alors que le lien entre le trauma et les profils neurodivergents se précise. Dans cet article, nous allons définir le traumatisme et ses manifestations parfois discrètes. Puis nous tenterons de démêler ce qui relève du trauma et de la neuroatypie, avant de proposer quelques pistes de thérapie.

Qu'est-ce que le traumatisme ?

En psychologie, le traumatisme, ce sont les conséquences des événements éprouvants que nous vivons. Ce sont donc les émotions, les mécanismes de défense que nous avons mis en place, et les conséquences physiques des moments difficiles que nous avons connus.

Comment alors différencier le traumatisme d'un chagrin ? Comme souvent, ce sont les effets sur la santé mentale et la vie quotidienne d'une personne qui sont observés. Le traumatisme peut en effet conduire à des altérations significatives de la manière dont on fonctionne, voire de la manière dont on perçoit le monde. Parfois, les personnes touchées n'en sont même pas conscientes. Mais nous y reviendrons plus bas.

Il faut aussi noter que le traumatisme n'est pas basé sur la gravité d'un événement, mais bien sur l'effet qu'il a sur nous, et la manière dont il nous touche. Pour prendre un exemple extrême, une personne pourra avoir un grave accident de voiture et être si traumatisée qu'elle ne réussira plus à conduire ou à rentrer dans une voiture… Alors qu'une autre dans la même situation aura repris le volant dès le lendemain.

L'on précisera aussi qu'avoir un traumatisme ou non n'est en aucun cas une preuve de force de caractère. Ce sont différents facteurs, multiples et changeants, qui nous prédisposent ou non à subir des conséquences d'événements traumatiques. Cela veut aussi dire qu'on ne peut pas « ignorer » son traumatisme, et

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Publié par Cam

Journaliste HPI/TSA à la recherche du mot juste et d'un monde plus ouvert à la différence. Créatrice du podcast Bande d'Autistes !

9 commentaires sur Traumatisme et neuroatypie : détecter, soigner, se reconstruire

nathaliek
il y a 2 ans
Bravo pour votre travail sur le Stress Post Traumatique ! Je travaille auprès de traumatisés crâniens et c'est exactement ce qu'il vivent au quotidien ! Bonne continuation et merci encore pour votre travail.
diaphane
il y a 2 ans
Très bon article, fin, didactique, grand tour d'horizon, éveillant des questions et apportant des débuts de réponses. Bravo et merci
la-cameleon-du-web
il y a 2 ans
Merci pour le partage de cet article éclairant. La prise de conscience que le stress post-traumatique peut prendre des formes moins visibles et s'entremêler avec la neuroatypie est particulièrement pertinente. Les statistiques mentionnées, notamment le lien entre abus sexuels et neuroatypie, soulignent l'urgence d'une approche inclusive et compréhensive. Cet article incite à explorer en profondeur nos propres expériences, à être attentif.ve.s à nos propres signaux, et à rechercher des approches thérapeutiques adaptées... Très beau travail. Article à partager sans modération.
MCY
il y a 2 ans
Je viens de lire votre article. Je le trouve super intéressant. C'est un sujet vaste que vous avez su très bien résumer. J'espère que vous écrirez d'autres articles comme celui-ci, qui donne envie d'en apprendre toujours plus.
Mylor
il y a 2 ans
Merci pour cette présentation claire. Je travaille beaucoup sur les psychotraumatismes et j'ai trouvé votre approche éclairante dans sa question : un neuro atypique est-il , fu fait de sa difference, une victime "préférentielles" de post traumas? J'aurais tendance à pencher pour le oui, en attendant de bien comprendte les codes de son environnement. Et même s'il les comprend, peut il les integrer? Question ouverte !
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