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« Je pense trop ! », « Je me prends trop la tête. » « Je n’arrive jamais à me décider ». Si vos pensées vous encombrent et que vous n’arrivez pas à faire cesser le petit moulin qui tourne dans votre cerveau, vous êtes peut-être sujet à l’overthinking. D’autant plus que les personnes neuroatypiques y sont particulièrement prédisposées. Alors qu’est-ce que cela veut dire et comment faire pour vivre un peu plus en paix avec ses pensées ?

Overthinking, rumination mentale

« Overthinking » : je réfléchis trop !

L’« overthinking », c’est penser à un sujet de manière excessive, parfois obsessionnelle, sans que cela nous apporte quelque chose. L’on « rumine » sur des problématiques, des questionnements, sans que la situation le nécessite, ou sans que cela nous apporte de solution.

En anglais, on parle aussi parfois d’« analysis paralysis ». Cela survient lorsqu’une personne est « paralysée » dans une phase d’analyse, et qu’elle continue de réfléchir sans parvenir à se mettre en action.

Une personne ayant des tendances à l’« overthinking » pourra donc se mettre en difficulté, car elle ne parviendra pas à saisir des opportunités ou à se décider. Par exemple, elle passera à côté d’une promotion, car elle aura pris trop de temps à peser le pour et le contre. Elle ne parviendra pas à avoir une conversation fluide, car elle réfléchira au moindre texto, écrivant puis réécrivant le même message. Avant de dormir, elle passera du temps à revivre et analyser les événements d’une journée, revenant sur ce qu’elle aurait pu faire de mieux.

Cela peut donc impacter tous les domaines de la vie, du choix de l’achat d’une maison, jusqu’au choix d’une viennoiserie à la boulangerie. Et cela complexifie logiquement les relations, puisque les « overthinkers » se sentiront crispés, intellectualisant tout plutôt que de se laisser porter.

Car malgré ce que son nom indique, « l’overthinking » (littéralement « trop-penser ») n’est pas toujours une question de trop penser, mais parfois de mal penser… Ou tout du moins d’utiliser des ressources excessives pour des processus qui ne demanderaient en soi pas tant de réflexion.

Peu d’études sont disponibles sur ce sujet – qui a beaucoup en commun avec l’anxiété, comme on va le voir. L’une d’entre elles, publiée en

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Publié par Cam

Journaliste HPI/TSA à la recherche du mot juste et d'un monde plus ouvert à la différence. Créatrice du podcast Bande d'Autistes !
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5 commentaires sur Overthinking : pourquoi réfléchir trop est parfois néfaste