Les drogues récréatives comme la MDMA, les champignons hallucinogènes ou le LSD ne sont pas généralement prises dans le cadre de thérapies médicamenteuses. Mais cela pourrait changer. Les dernières recherches sur le sujet montrent en effet de potentiels bienfaits dans le traitement d'affections psychologiques comme la dépression, l'anxiété ou le stress post-traumatique. Pour le cas de personnes neurotypiques, les effets semblent parfois encore plus importants. On fait le tour de ce nouveau champ de recherche, qui pourrait avoir une importance considérable à l'avenir.
Les drogues issues de plantes ou champignons comme le cannabis ou la psilocybine ont été découvertes naturellement par l'être humain. Mais il existe aussi le spectre plus large des drogues de synthèse. On l'ignore parfois, mais beaucoup d'entre elles ont été découvertes dans le cadre de recherches scientifiques qui visaient à créer de nouveaux médicaments.
C'est le cas du LSD, qui a été créé en laboratoire dans les années 1930, de manière accidentelle. Dans les années 50, en pleine guerre froide, la molécule a été étudiée par la CIA, qui en a fait un pilier de son programme de recherche sur
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Les résultats sont déjà très prometteurs en matière de dépression et de dépendances. Les cas d'alcooliques qui sont devenus sobres ou des dépressifs sortis de leur dépression, et ce après une seule dose, commencent à largement dépasser le simple bruit statistique. Une étude récente utilisant la MDMA ("ecstasy") sur des personnes atteintes de troubles post-traumatiques débarassait deux personnes sur trois de ces troubles - en seulement deux mois.
Plus près de nous, la Suisse a des expérimentations et des traitements en cours. L'Allemagne a commencé à utiliser la kétamine, en milieu hospitalier psychiatrique, contre certains troubles comme la dépression chez des sujets résistant à tout autre traitement. Aux USA, la FDA a autorisé en 2019 un premier spray nasal à base de kétamine.
Les choses avancent vite. Il faut donc relativiser la phrase "Les drogues thérapeutiques ne sont pas une panacée, et elles restent bien sûr illégales." Certains précisément les considèrent comme une panacée, une grande révolution à venir, et leur légalisation va aller bon train dans les années qui viennent. Une grande inconnue sera la résistance du conservatisme de certains milieux médicaux et des intérêts de certaines industries pour qui les traitements médicamenteux de troubles psychiques constituent une rente de situation. Car c'est aussi un marché auquel une humanité toujours plus stressée fournit toujours plus de clients.
https://www.ucsf.edu/news/2022/09/423891/lsd-molecules-counter-depression-without-trip
il y a 3 ansmauvaise langue, que je suis
pour nombre des substances, citées,
d'origines naturelles, les possibilités nouvelles de leur synthèse, me semble avoir provoqué une explosion d'études scientifiques ( "pairisées ) , et une prolifération médiatique des effets bénéfiques
une requête choisie ,
exemple : science psysolocybin synthesis, et la concordance de prolifération d'articles à large visée de public, éclairant sur les gains d'usage à visées médicales ( à base de produits payants ), largement interdit précédemment,
donne un éclairage amusant
des herboristes chaman, puis études systématiques des pharmacopées à visée commerciale, et maintenant, ( je vais ignorer les brevets sur le vivant ( non mammifère ), la promotion des copies et variations de psychotropes commerciaux, ah ?
un sujet ramifiant, dans les implications, nous ayant mené, à nos anciens, présents et futurs regards, sur l'usage de psychotropes ( l'alcool est un psychotrope )
ritaline et cocaïne ( https://www.cairn.info/revue-psychotropes-2015-4-page-41.htm )