Les personnes neuroatypiques qui se découvrent sur le tard rapportent souvent une certaine invisibilisation. Leurs proches peuvent ne pas les croire, ou considérer qu'elles sont trop « adaptées » pour pouvoir être autistes, TDAH, dys… Pourtant, il est tout à fait possible d'être autiste et de l'ignorer, ou de présenter des difficultés majeures qui ont été compensées. Pourquoi ? C'est ce que nous allons explorer dans cet article.
Commençons par un rappel utile : non, la neuroatypie ne se « voit » pas forcément. Certains autistes présentent ainsi des caractéristiques typiques, mais les masquent suffisamment en société pour être indétectables. De la même manière, des profils TDAH auront appris à cacher leurs « bizarreries » pour ne pas trop sortir du lot. Quant aux HPI, il n'est pas rare qu'ils aient appris très jeune à ne pas poser trop de questions, à ne pas « faire leur intéressant » comme leur diraient leurs proches.
Le résultat, c'est que les neuroatypies ne se voient pas comme le nez au milieu du visage, contrairement à ce qu'affirment encore certains professionnels. Vous pouvez être autiste et regarder dans les yeux et parler de manière fluide. Vous pouvez être TDAH sans gigoter et sans enchaîner les prises de risque… Ce qui compte, c'est bien la manière dont votre cerveau fonctionne, et pas votre apparence.
Cela explique aussi pourquoi certaines personnes réalisent sur le tard qu'elles sont neurodivergentes… Et pourquoi on a parfois tant de mal à accepter ses particularités et limitations !
La communauté neuroatypique tend à s'éloigner de l'idée d'un
…Il reste 85% de l'article à lire
Devenir PremiumDéjà abonné ? Connectez-vous
Pour ma part, c’est en côtoyant des neuroatypiques avérés, en lisant beaucoup le sujet, et en retraçant mon parcours de vie depuis l’enfance que je me suis rendu compte de mes spécificités de neuro atypique. Merci encore pour cet article très éclairant…
Récemment je me pose des questions aussi sur les TSA car plus je lis et écoute des confs sur le sujet plus je me rends compte que je coche des cases... Mais pas facile de savoir et comprendre d'où vient quoi quand on cumule les neuroatypies...
Comment les personnes / femmes ayant des TSA ont-elles su / été diagnostiquées? Ce que ça leur a apporté de le savoir? Merci de vos retours si vous êtes concerné(es)
il y a 1 anTout ce brouhaha me saoule, d'autant que l'on ne parle que de la partie émergé de l'iceberg, car quid de certains SDF, des addicts, des toujours en colère révolutionnaires?
Tout cela nécessite approfondissement et d'éviter la superficialité.
J'ai été détecté Zèbre à 55 ans appellation qui me convient totalement, car premier point, le QI d'un zèbre est hétérogène, donc statistiquement impropre à une classification, deuxième point une sensibilité et une intelligence émotionnelle accrue (pour peu que ce terme ai une existence scientifique), bref il nous faut vraiment faire le point sur cela, car le terme HPI ne correspond qu'à une zone d'une courbe de Gauss, et à voir les réseaux, beaucoup trp d'autodiagnostic et de marketing.
Et puis n'oublions pas que certains tueurs en série ou psychopathes, sont HPI, HPI ne signifie en rien avoir une sensibilité au monde. Comme je le dis souvent par provocation, j'ai rencontré de fieffés connards ou connasses à 145 de QI.
Tout ceci n'est pour moi qu'un phénomène de mode.
Je suis très content que mon WAISIV ai donné 126, ainsi éviter la case HPI, et mon analyse émotionnelle à bien confirmer ma Zébritude avec cette hypersensibilité que j'ai transformé en super pouvoir.
Bref assez de cette appellation HPI qui de plus n'a aucune valeur scientifique, mais bien statistique.
Ce qui n'est pas le cas des TDAH, TSA qui sont bien documentés.
Et puis de base, le zèbre a horreur des cases.
La seule chose importante à mes yeux, c'est est ce que votre intelligence soit reliée à votre coeur?
Je cite la phrase de Anneclaire Damagio avec qui j'ai eu le plaisir de travailler, elle est asperger et disais deux choses:
"la normalité n'est pas le summum de ce qui peut être atteint", et
"l'intelligence dont nous sommes tous doté doit faire ce que le coeur dit".
Je suis ce que je suis et je vous livre la phrase que j'ai fait et qui me résume très bien:
"Je fais de mon mieux pour être un homme bon, en étant très conscient que le glissement d'une lettre est toujours possible".
Ce qui nous ramène aussi à l'humilité.
Ayant conscience que ma neuroatypie n'est que peu visible je suis souvent en dilemme. Ne rien dire et serrer les dents . Soit le dire mais avec un syndrome de l'imposteur terrifiant!
Souvent les gens proches qui ne le savent pas finissent par me dire que je suis bizarre, impulsif, ultra exigent, toujours fatigué. Il me disent "arrête de faire ton autiste!". Et quand je leur dit qui oui je suis autiste, ils semblent ne pas le croire.
Pour eux une personne autiste c'est good doctor. Pour eux l'autisme est forcément visible, empêchant une vie typique, et contraigant la personne à un statut et un suivi "handicapé".
Le pire c'est que même ma femme a tendance à oublier mes difficultés et particularités. Au final on en souffre et on fait avec en essayant au maximum de tout dissimuler.