On pourrait penser qu'un HPI ne peut qu'exceller dans son milieu professionnel, qu'il ne rencontre aucun problème pour trouver sa voie, or il n'en est rien. Cette croyance qu'un haut potentiel a plus de capacités qu'un neurotypique crée l'amalgame avec un concept de facilité et donc de bien-être. Dans le domaine professionnel, des hauts potentiels se sentent pourtant démunis, isolés et en proie à des passages de dépression existentielle et cette idée qu'un HP n'a pas le droit de se plaindre au risque de passer pour quelqu'un de pédant, ne fait que renforcer cet état de mal-être. En effet, on estime que le HPI a beaucoup de chance. Par ailleurs, la société l'attend souvent dans un rôle d'employé modèle, mais qu'en est-il vraiment sur le terrain ?

Le HPI au sein d'une structure professionnelle

Le HPI en entreprise

Dans une petite structure, le HPI a tout intérêt à poser son regard avant tout sur la manière dont le gérant gère et traite ses employés. Est-il ouvert à de nouvelles idées ou doit-il en être l'unique décideur ? Fait-il preuve d'ouverture d'esprit ? Quelle est l'ambiance au sein de l'entreprise ? Les salariés ont-ils l'air épanouis ou ont-ils tendance à se cacher derrière les imprimantes et à raser les murs ?

De manière générale, les petites entreprises ont plus de chances d'être dirigées par un gérant proche des ses employés dans des relations basées sur l'écoute et l'échange. De plus, une petite structure entraîne, en principe, une proximité et une solidarité plus importantes au sein de l'équipe.

Dans une grosse entreprise, il semble que les rapports avec le patronat soient plus complexes, plus hiérarchisés. Souvent le surefficient a du mal à y trouver sa voie et sa place. La structure étant déjà bien rentable, son fonctionnement semble pérenne et le HPI, quant à lui, peut rencontrer des problèmes au travail. Pourquoi donc ? Le HP a bien souvent un esprit d'analyse et un souci du détail assez fulgurant, en conséquence il mettra le doigt là où l'on pourrait apporter des améliorations, que ce soit d'ordre organisationnel, stratégique ou encore matériel. Le gérant, étant occupé à bien d'autres choses, n'aura pas forcément envie, ou le temps, de prendre en compte les idées du HPI. De même, certains gérants peuvent s'approprier les idées de leurs salariés et croire qu'elles

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Publié par stephanie

Diagnostiquée HP en juin 2018 et actuellement en reconversion professionnelle : Rédactrice Web SEO, spécialisée dans le blogging. Passionnée par l'écriture et curieuse, j'aime aussi prendre les pinceaux et l'acrylique que vous pourrez voir sur ma page facebook : Pha Nette Abstract.

10 commentaires sur Les HPI et la vie professionnelle

lopuech
il y a 6 ans
Pour ma part, je travaille dans la restauration. Métier qui demande beaucoup d'investissement personnel mais dans lequel je m'épanouie car j'anticipe les besoins des clients et je met en valeur les produits/créations du chef. Je fais ce métier depuis mon plus jeune âge et effectivement on peut trouver facilement un boulot partout dans le monde. Je suis plutôt à l'aise dans les petites structures qui demandent de la polyvalence. J'ai tendance à changer d'entreprise dès que le sentiment d'ennui arrive. Ma plus courte expérience a été en effet dans une grande structure où le sentiment d'être un pion m'était insupportable, le tout sublimer par un supérieur hiérarchique aux allures de PN. Merci de m'avoir lu! Au plaisir de vous découvrir!?
pinceauplume
il y a 6 ans
Bonjour,

Merci pour vos retours et le partage de vos parcours respectifs. Je note en vous lisant, que nous avons pour la plupart expérimenté pas mal de boulots. A croire que nous sommes des insatisfaits permanents lol, mais il n'en est rien ! Nous sommes bien souvent des multi-potentiels, conscients aussi de n'avoir qu'une vie et l'envie de goûter un peu à tout. Ce qui rejoint la notion de slasheur. Je pense qu'il ne faut pas penser de soi-même que l'on est instable, même si on nous le martèle à longueur de temps car c'est justement cette "instabilité" qui nous rend stable et nous équilibre. On a soif d'apprendre, soif de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux métiers... Et personnellement j'estime que c'est une chance ! On pourrait dire que nous vivons plusieurs vies dans une même vie, moi je trouve ça assez formidable et ce qu'importe ce qu'en pensent les autres. :)

Je suis actuellement une fonctionnaire en plein bore-out qui va très prochainement monter sa boite de rédaction web seo avec un mi-temps dans une association pour faire de l'animation chez les autistes aspergers (je croise les doigts pour qu'ils me prennent!)

Après 20 ans dans l'administration, comme toi Christine, je ne savais pas vraiment d'où venait le problème, mais je me sentais perpétuellement en décalage non seulement avec les collègues mais aussi avec le système. J'étais fatiguée à un point tel que je ne sortais plus et passais mes week-ends à me reposer, mais là aussi c'était incompréhensible car comment peut-on être fatigué avec un boulot administratif ?... J'ai appris mon HP il y a un an, et mon bore-out m'a permis de réaliser à quel point mon cerveau a besoin de cogiter et créer! Quand on arrive au bout du bout, il n'y a plus d'autres choix que de passer à l'action et de changer ce qu'il y a à changer dans sa vie.

Je n'ai pas peur, je suis confiante en l'avenir et pourtant je n'ai aucune certitude que ça va marcher, mais je sais par contre que je vais vers ce qui me rend heureuse et ça... Ça n'a pas de prix.

Je ne pense pas qu'il faille voir son parcours comme une plaie, mais plutôt comme de belles opportunités qui vous ont permis de goûter à tout plein de choses, et ça... Tout le monde n'a pas le courage de le faire et pourtant beaucoup en rêvent... Je pense que notre HP ne nous laisse pas le choix puisque si ça manque de sens, on en tombe malade littéralement, alors oui il y a eu des hauts et des bas dans ces parcours atypiques mais c'est ce qui rend la vie riche d’expériences et de savoir faire.

Pourquoi chercher une voie quand on en a plusieurs après tout ?... Et quand je vois comment fonctionne la norme, je ne sens pas les gens particulièrement plus heureux à leur travail.

Merci encore pour vos retours et à bientôt sur un autre sujet ! Ca me fait plaisir de voir vos commentaires, on se sent moins seul et chaque expérience est intéressante à lire.

Bonne soirée !
nf-k2
il y a 6 ans
Pas évident de définir son (voir ses) parcours "professionnel(s)" avec le temps...

Minot avant dix ans j'aidais déjà mes parents dans leur commerce, une station service garage de campagne.
Bizarrement je ne peux pas dire que dès le départ j'avais opté pour la facilité mais c'était déjà écrit comme ça je pense, préférant et de loin réparer des voitures ayant fait des acrobaties et autres sorties de route, premier marbre seul à 16 ans bref, direction CFA pour avec mon frère cotech, reprendre la boutique une fois fini de former correctement.
Puis les aléas de la vie ont fait que j'ai travaillé dans d'autres carrosseries pour être finalement rappelé au bercail quelques années plus tard.
Trop compétent, productivité de 2 pour 1 quelque soit la technicité à mettre en oeuvre et en décalage de quelques années lumière concernant "les relations sociales et autres sujets de conversations", de facto tes amis n'en sont pas et on se met la tête dans le guidon pour ne pas avoir à penser jusqu'au moment où tu te réveilles et là ça fait ippon.
Tu te réveilles à 32 ans et tu ne perçois plus aucun sens profond à ce que tu fais, les enjeux sont derrières, t'as fait quatorze fois le tour de ton métier et t'en es revenu avec comme seuls médailles deux dépressions, un burn out suivit quelques années après d'un bore out et toi qui connaissait pas la différence tellement tu pratiques pas l'anglais au fond de ta grotte, là bizarrement avec le recul tu en saisis les nuances...

Bref, retour à la case départ, culture de cyanobactéries, je suis parti vivre plusieurs années au sud du Maroc pour faire de la spiruline histoire d'avaler ma pilule mais bon, là ce n'était pas tellement pour les algues que j'y étais parti m'y perdre mais bien pour m'y trouver et quand tout était en place et petits oiseaux en guise de réveil matin, appel de France.
Retour au bled s tamazzirte d sir blatti...

Entre toutes ses péripéties je m'étais pris de passion pour l'étude des médecines orientales ainsi que sa pratique que j'avais exercé un temps en doublon avant de partir écrasé par ce que cela impliquait d'un point de vue humain, ce fut aussi une des raisons de mon expatriation, non pas le fait d'exercer une profession incomprise et bien souvent défiante sous bien des aspects mais bon, quand on a été fils de garagiste on connaît bien ce phénomène Dieu merci.

De retour au pays j'ai aidé mon frère à remonter son commerce après qu'il eut traversé un drame humain, suite à cela j'ai pris trois ans pour rénover intégralement une baraque qui partait en ruine alors que je n'y connaissait rien au départ.
C'est plus le cas dorénavant, chantier fini du sol au plafond j'ai réouvert un cabinet histoire de ne pas mourir idiot et dépasser ce qui m'avait impacté auparavant et avec le recul aujourd'hui je peux dire qu'avant je réparais des véhicules et je me prenais la tête avec les conducteurs et maintenant je répare toujours des véhicules mais c'est le conducteur qui se prend la tête.
Je travaille à ma façon, hors des conventions.
Le pari était risqué mais au final je ne sais plus faire autre chose que ça et je l'ai enfin accepté.

Tout ça ce sont des concours de circonstances il me semble, moi au départ ce que je voulais être petit, c'était lapidaire...
Merci de votre lecture et bonne soirée itou.
max_k
il y a 6 ans
Bonsoir a tous et a tous,
merci Stephanie pour cet article qui résonne juste selon mon angle de vue, autant dans le vécu que les ressentis au fil des expériences et projets dans la vie professionnelle.

J'ai grandement apprécié explorer les témoignages de chacun dans ces commentaires atypikoo !

Pour ma part, je dirai que je suis actuellement attirée par réinventer ou créer des métiers/places ou la multipotentialite, rôles et créations artistiques en tout genres peuvent s'exprimer de la manière la plus libre possible dans un processus en conscience de changement de paradigme et de transition écologique.

Pour le moment, je suis auteure et musicienne intuitive en Musique Assistée par Ordinateur. Je n'ai pas encore diffuse les oeuvres au niveau professionnel, cela se fera un beau jour : chaque chose en son temps :)

Auparavant, j'ai co-fonde un concept de bar a soupes dans le 12ème arrondissement de Paris, un restaurant-commerce que j'ai géré pendant 5 ans. Je travaillais énormément d"heures et ce fut très fatiguant. D'autant plus que j'ai la santé fragile. L'environnement et la cadence infernale parisienne a été intense. Apres avoir vendu le fond de commerce en 2016 j'ai décidé de prendre soin de moi de manière inconditionnelle et sincère.

Je me suis donc autorisée a me reposer, appris a dire non et a me respecter au mieux pour me mettre des limites dans les exigences envers moi-même.

Je me consacre pleinement a toutes les initiatives qui contribuent a mon épanouissement personnel tout en pouvant vivre des projets qui me passionnent et en acceptant d'être nomade.
Par exemple, avec l'écrivain Alban Bourdy j'organise en relais local sur la ville de RENNES un salon et conférence au sein de l'association Surdouessence dédié aux zebres, HP, surdoues, hypersensibles, aspies...

Je me visualise aussi comme une citoyenne aux valeurs humanistes engagée en faveur de l'écologie, de la bienveillance et de la paix. J'encourage toutes les actions positives, bienveillantes et intuitives qui contribuent à la joie de vivre, à l'écologie et en hommage aux guérisons des souffrances.

Les grands axes qui me passionnent :
- l'eco-citoyenneté,
- la transition écologique dans tous les domaines : éco habitat et maison autonome, autonomie alimentaire et énergétique, permaculture...,
- l'économie locale, circulaire et solidaire dans la vie numérique et physique y compris les monnaies locales et cryptomonnaies a forte valeur écologiques et humaines,
- le revenu universel de base et les monnaies libres,
- l'entrepreneuriat social,
- le zéro déchet,
- la lutte contre l'obsolescence programmée,
- la défense de toutes les minorités notamment les droits pour les LGBTQI+ et sur le handicap,
- la santé globale et médecines quantiques,
- les musiques classiques, sacrées, électroniques, fréquences 432 Hz, cohérence cardiaque,
- l'autonomie, la méditation, la communication non violence, la permaculture des relations et l'intelligence collective...
carlala
il y a 6 ans
Merci à tous pour vos témoignages, je ne me sens plus différente!
Mon parcourt de vie:
25 ans dans la fabrication joaillerie pour les plus grandes maisons de la place Vendôme, rue de la paix. De plus en plus de pression, d'exigences absurdes, aucune créativité, ni sont mots à dire, il fallait travailler comme un robot, penser comme un robot, obéir comme un robot. La productivité fait que l'on fait de plus en plus toujours les mêmes pièces au quotidien, assise 8h par jour sans pose cafés ou clopes...les journées sont ennuyantes au possible, la pendule est grippée, le cauchemars s'installe, jusqu’à somatiser, jusqu’à la dépression totale!
J'ai fait des formations pour trouver du plaisir au travail, enfilages perles, perfectionnement maquettes cires, mais mes supérieurs ne m'ont pas permis de démontrer mes nouveaux savoirs faire.

A la maison : 3 enfants devant subir un père, ... mon mari bipolaire, c'est la suite du cauchemars. 10 ans d'amour fou, 15 ans de patience destructrice.

J'ai divorcée après avoir atteins le fond des profondeurs abyssales. Demandé une reconversion en tapisserie d'ameublement Sièges au Fongecif .
Blessée et détruite me voila partie pour Toulouse avec mon fils cadet.
Enfin le bonheur ?
Oui j'ai eu mon CAP, je devais me mettre à mon compte avant de rencontrer mon adorable Toulousain PN. Il à achevé le travail, mes projets avec lui et pro tombes tous à l'eau et mes finances aussi !!
J'ai fuis à Montpellier. Maintenant je cherche ma voie , envie de tout faire mais je ne fais rien, par peur de tout, de tous . En fin de droit chômage, je touche l'ASS.
Et puis vers quelle voie pro , dans laquelle serais je épanouie ? Laquelle prendre sans se planter ? A 50 ans !
J'ai tenté une immersion dans la vente en bijouterie pour bouger voir du monde, avoir de la reconnaissance et des sourires. Pas mal la vente mais j'ai pas d'expérience, j'ai postulé un peu partout en ayant peur de me retrouver coincé dans un poste qui me correspond pas.

Je vais tenter commercial terrain dans les surgelés, pas de fixe mais la LIBERTE de gérer son temps , relever des challenges, être autonome, m'investir, ça me motive!
Et j'aurais une expérience en vente si ce n'est pas ma voie.

Voilà! Bon courage à tous, ensembles on va y arriver!
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