Profil atypique
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"Tu es vraiment gentil, mais..." Cette phrase, des milliers d'hommes l'ont entendue au moins une fois dans leur vie sentimentale. Souvent suivie d'un silence gênant, d'une justification maladroite, ou pire, de la redoutable expression "on peut rester amis". Cette expérience universelle soulève une question troublante : la gentillesse serait-elle un handicap en amour ?
Cette croyance populaire, selon laquelle "les gentils finissent derniers" tandis que les "bad boys" attirent toutes les attentions, circule depuis des décennies dans notre culture. Des films hollywoodiens aux discussions sur les forums, cette théorie est régulièrement invoquée pour expliquer certaines frustrations sentimentales. Mais cette vision des relations amoureuses résiste-t-elle vraiment à l'analyse scientifique ?
Il est temps de confronter cette croyance aux faits. Les femmes préfèrent-elles systématiquement les hommes dominants et mystérieux aux partenaires attentionnés ? Ou sommes-nous face à un malentendu plus profond sur ce qui rend quelqu'un véritablement attirant ?
Le paradoxe du "gentil garçon" peut se résumer ainsi : la gentillesse, qualité unanimement valorisée dans nos sociétés, semble parfois jouer contre celui qui la manifeste dans le domaine de la séduction. L'homme respectueux, à l'écoute et bienveillant se retrouverait systématiquement relégué au rang d'"ami", tandis que son homologue plus mystérieux, moins disponible, voire carrément irrespectueux, attirerait l'attention romantique.
Cette théorie a trouvé ses premiers fondements scientifiques dans les recherches d'Urbaniak et Kilmann en 2003. Leur étude, menée auprès de 165 étudiantes américaines, révélait effectivement une tendance troublante : les profils masculins "gentils" étaient perçus comme moins attirants sexuellement que leurs équivalents "rebelles" ou "bad boys".
Le paradoxe sem
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Après, est ce que cette gentillesse est corrélée à de la timidité et beaucoup de retenue ?
Perso, j aime bcp les hommes sensibles et gentils mais je ne veux pas être celle qui impulse les choses, qui ose, et prend des initiatives. Et peut être que le "bad boy" moins dans l empathie va être moins dans la retenue ? C est une question, je n ai pas la réponse mais j essaie de comprendre pourquoi on peut être plus encline à aller vers un type d homme moins gentil...à moins d avoir un côté masochiste😁
Là où le gentil garçon, s’il est trop plein (trop disponible, trop lisible), ne laisse rien à conquérir, rien à deviner. C’est pas une question de domination, mais de dynamique. Le patriarcat a bien sûr modélisé ça en excès, mais le ressort psychique est ancien : c’est la tension qui crée la vibration.
Je me dis que le vrai enjeu, ce n’est pas d’être moins gentil, ni de jouer un rôle, mais d’apprendre à être présent sans être en demande. Le désir a besoin d’un peu d’espace, de respiration. Et ce qui attire vraiment, c’est peut-être moins le fait d’être “parfait” que d’être bien dans sa peau, avec clarté et sincérité. Je pose ça là comme une piste de réflexion, parce que ça m’a beaucoup travaillé.
Rester focalisés sur une dichotomie gentil-mauvais garçon est justement ce que cherche l’idéologie de départ… alors qu’effectivement plus de finesse pointe que BIENVEILLANCE n’est PAS soumission. La bienveillance dégage de l’intention de ne pas nuire, écraser.
« Bienveillance n’est pas synonyme de servitude ». On peut donc manipuler (mani-pulare modifier par la main) à l’insu une personne MAIS en vue de l’amener par exemple à adhérer à un parcours de résilience. Donc in fine tendre vers le non nocere.
Pour le coup, si, on peut dominer des êtres sans que ce soit une domination « verticale », mais plutôt horizontale.
Amener à. Sans egocentrisme à la clef.
La difficulté à concevoir ceci montre bien l’ampleur du système ficelé pour empêcher d’appréhender la viabilité de ces deux notions.
L’ambivalence a du mal à être appréciée par le cerveau humain. C’est pourquoi on préfère se polariser sur une seule facette et dénier une autre trop opposée mais pourtant présente. (Je pense notamment à l’incapacité de concevoir qu’une personne géniale et avec énormément de bons côtés puisse commettre des viols, ou même des incestes. L’ambivalence est difficilement tenable de façon fixe. On veut trancher.)
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Dans un autre temps, on eduque les filles à materner et rééduquer hommes et enfants alors forcément elles sont toutes ouïes (et oui) pour « resoudre le dilemme du bad boy »…
Quand on t’apprend à donner tu sais pas recevoir!
Donc tu restes con devant un homme éduqué à l’empathie. C’est toute un changement de paradigme qui doit s’opérer et qui s’opère justement… on n’est pas les générations qui allons en voir le bout. Nous sommes en plein tournant et forcément il y a des chocs et questionnements à foison…