16 personnalités atypiques
Découvrez laquelle des 16 personnalités atypiques vous ressemble et explorez ce qui fait votre singularité.
Vous perdez régulièrement le fil des conversations. Certains bruits vous empêchent de réfléchir. Vous pouvez rester concentré·e pendant des heures sur une activité, puis être incapable de commencer une tâche banale. Les relations sociales vous demandent beaucoup d’efforts et les changements imprévus vous déstabilisent.
En cherchant une explication, vous avez peut-être lu des contenus sur le TDAH avant de vous reconnaître dans des descriptions du TSA. À moins que le parcours inverse ne se soit produit.
Cette hésitation est fréquente. Certaines manifestations du trouble du spectre de l’autisme et du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité peuvent se ressembler. Elles ne proviennent pourtant pas toujours des mêmes mécanismes. Le TSA et le TDAH peuvent également être présents chez une même personne.
Une succession de listes de symptômes permet difficilement de faire la différence. Pour interpréter un comportement, il faut aussi examiner les circonstances dans lesquelles il apparaît, son retentissement, sa présence depuis l’enfance et les efforts accomplis pour le dissimuler.
Le TDAH se manifeste principalement à travers deux ensembles de caractéristiques : l’inattention d’un côté, l’hyperactivité et l’impulsivité de l’autre. Leur intensité et leur association varient fortement selon les personnes. Un adulte peut ainsi rencontrer une inattention marquée sans présenter une hyperactivité très visible (American Psychiatric Association).
Le TSA concerne notamment la communication et les interactions sociales, les comportements répétitifs, la résistance au changement ou les intérêts restreints. Des particularités sensorielles peuvent également être présentes. Là encore, les manifestations prennent des formes très différentes selon les personnes et les situations (NICE).
Sur le papier, les critères paraissent assez éloignés. Dans la vie quotidienne, leurs conséquences peuvent toutefois donner une impression de proximité.
Une personne avec un TDAH peut décrocher pendant une conversation parce que son attention a été attirée par un bruit, une pensée ou un détail. Une personne autiste peut éprouver des difficultés à suivre le même échange parce qu’elle doit simultanément comprendre les sous-entendus, interpréter les expressions de son interlocuteur et préparer une réponse adaptée.
Dans les deux cas, la personne peut sembler absente, répondre à côté ou perdre le fil. Le comportement observé est proche. Ce qui se passe intérieurement peut être très différent.
Les tests très courts et les contenus publiés sur les réseaux sociaux reposent souvent sur des affirmations générales :
Ces phrases peuvent aider à se reconnaître, mais elles ne suffisent pas pour comprendre son fonctionnement.
Dans le TDAH, l’attention peut être captée par une stimulation extérieure ou par une pensée qui surgit pendant que l’autre personne parle. L’individu entend le début de la phrase, décroche quelques secondes puis ne sait plus comment la conversation est arrivée à ce sujet.
Dans le TSA, la difficulté peut davantage concerner le décodage social. Il faut analyser le ton employé, déterminer si la personne plaisante, comprendre ce qu’elle attend et trouver le bon moment pour répondre. Cette activité mentale peut devenir très coûteuse, surtout lorsque plusieurs personnes parlent ou que l’environnement est bruyant.
Ces explications ne sont pas exclusives. Une personne concernée par les deux profils peut à la fois perdre son attention et rencontrer des difficultés à décoder l’échange.
Une concentration très intense n’exclut pas le TDAH. L’attention n’est pas toujours absente : elle peut être difficile à diriger volontairement et devenir très forte lorsqu’une activité apporte suffisamment de stimulation ou d’intérêt.
Dans le TSA, une personne peut consacrer beaucoup de temps à un intérêt spécifique, avec l’envie d’en comprendre chaque détail, de classer les informations ou de retrouver régulièrement la même activité.
Vue de l’extérieur, la personne reste absorbée pendant plusieurs heures. Pour comprendre cette concentration, il faut regarder ce qui la déclenche, la façon dont elle évolue dans le temps et la difficulté éventuelle à interrompre l’activité.
Un imprévu peut mettre en difficulté une personne avec un TDAH lorsqu’il faut réorganiser rapidement plusieurs tâches, retenir de nouvelles informations ou recalculer un horaire.
Chez une personne autiste, la modification peut rompre un scénario mental préparé à l’avance et supprimer les repères utilisés pour anticiper la situation.
Le résultat peut être identique : irritation, stress, paralysie ou besoin de s’isoler. La réaction visible ne permet pas, à elle seule, d’en déterminer l’origine.
Pour retrouver davantage de situations comparées, consultez également notre article : TDA/H, HPI, TSA, Dys : identifier les faux points communs pour éviter les erreurs de diagnostic.
Se reconnaître dans un signe ne signifie pas automatiquement que l’on est concerné par un TSA ou un TDAH. Un même comportement peut être associé à plusieurs fonctionnements, mais aussi à de l’anxiété, une dépression, un traumatisme, un stress prolongé, un manque de sommeil ou une autre difficulté.
Quatre questions permettent d’aller plus loin que le simple constat.
Est-elle apparue récemment ou était-elle déjà présente pendant l’enfance ?
Se produit-elle seulement au travail, uniquement dans les groupes ou dans presque tous les domaines de la vie ?
Provoque-t-elle des oublis, des conflits, un épuisement, un isolement ou des difficultés professionnelles ?
La difficulté est-elle peu visible parce que la personne utilise des rappels, prépare chaque interaction ou contrôle constamment son comportement ?
Ces informations donnent davantage de sens aux réponses apportées dans un test d’auto-évaluation.
L’expression « TDAH » conduit parfois à imaginer une personne constamment agitée, incapable de rester assise ou parlant sans interruption.
Cette représentation laisse de côté de nombreux adultes dont les difficultés concernent surtout l’attention : oublis fréquents, erreurs d’inattention, perte d’objets, difficulté à organiser une tâche ou tendance à remettre les actions au lendemain.
Le DSM-5 regroupe les manifestations du TDAH dans deux domaines : l’inattention et l’hyperactivité-impulsivité. Selon les caractéristiques présentes, le profil peut être principalement inattentif, principalement hyperactif-impulsif ou combiner les deux dimensions (American Psychiatric Association).
L’hyperactivité peut également être moins évidente chez un adulte qu’elle ne l’était pendant l’enfance. Elle peut se traduire par une difficulté à rester sans activité, une agitation intérieure, le besoin de manipuler un objet ou l’impression de devoir toujours faire quelque chose.
Un test qui additionne toutes ces manifestations dans un score unique risque donc de masquer une partie du profil. Distinguer l’inattention de l’hyperactivité et de l’impulsivité permet d’obtenir une lecture plus précise.
Le TSA et le TDAH appartiennent aux troubles du neurodéveloppement. Cela signifie que leurs premières manifestations ne commencent pas subitement à l’âge adulte, même si elles peuvent être repérées ou comprises beaucoup plus tard.
Pour le TDAH, le DSM-5 indique que plusieurs symptômes doivent avoir été présents avant l’âge de 12 ans. Le NICE recommande également de vérifier que les manifestations ont commencé pendant l’enfance, qu’elles ont persisté et qu’elles entraînent un retentissement dans la vie quotidienne (American Psychiatric Association).
Dans le cadre d’une évaluation du TSA chez l’adulte, le NICE préconise d’examiner les particularités présentes pendant l’enfance et leur continuité à l’âge adulte. Les souvenirs de la personne peuvent être complétés, lorsqu’ils sont disponibles, par des témoignages de proches ou des documents comme les bulletins scolaires (NICE).
Il ne s’agit pas seulement de demander si vous étiez « agité·e » ou « solitaire ». Les manifestations pouvaient être plus discrètes :
Une enfance sans diagnostic ne signifie donc pas nécessairement une enfance sans difficulté. Certaines personnes ont obtenu de bons résultats scolaires, bénéficié d’un environnement très structuré ou développé tôt des méthodes de compensation.
Certaines personnes apprennent à dissimuler ou à compenser leurs particularités sociales. Elles observent les autres, reproduisent leurs expressions, préparent des phrases à l’avance ou se forcent à adopter des comportements attendus.
Ce phénomène est désigné par les termes de camouflage autistique ou de masking.
Une personne peut ainsi :
Répondre uniquement à la question « Savez-vous tenir une conversation ? » ne permettrait pas de repérer cet effort. La réponse pourrait être « oui », alors que chaque conversation repose sur une préparation, un contrôle permanent et une grande dépense d’énergie.
Le Camouflaging Autistic Traits Questionnaire, ou CAT-Q, a été conçu à partir des expériences d’adultes autistes afin de mesurer les stratégies utilisées pour masquer ou compenser certaines caractéristiques pendant les interactions sociales. Il ne constitue pas un diagnostic, mais ses travaux ont permis de mieux documenter une réalité qui peut échapper aux questionnaires centrés uniquement sur les comportements visibles (Hull et al., 2019).
La prise en compte du camouflage est particulièrement utile lorsqu’une personne explique qu’elle « sait socialiser », mais qu’elle doit analyser chaque échange, jouer un rôle ou récupérer longuement après avoir vu du monde.
Le questionnement est souvent formulé comme un choix : « Suis-je plutôt autiste ou TDAH ? »
Il n’est pourtant pas toujours nécessaire de choisir entre les deux. Une même personne peut présenter des caractéristiques correspondant au TSA et au TDAH. Le DSM-5 a supprimé l’ancienne règle empêchant de poser les deux diagnostics simultanément (American Psychiatric Association).
Cette coexistence peut donner l’impression d’un fonctionnement contradictoire.
La personne peut rechercher la nouveauté, tout en ayant besoin de routines pour se sentir en sécurité. Elle peut être spontanée dans certaines situations, mais préparer minutieusement ses interactions sociales. Elle peut rencontrer de grandes difficultés d’organisation tout en supportant très mal que ses objets soient déplacés.
Ces contrastes ne prouvent pas la présence des deux troubles. Ils montrent simplement pourquoi une évaluation limitée à une seule dimension peut ne pas suffire à expliquer l’ensemble du fonctionnement.
Un test d’auto-évaluation ne peut pas poser un diagnostic. Le NICE précise d’ailleurs qu’un diagnostic de TDAH ne doit pas reposer uniquement sur un questionnaire ou une échelle de notation. Il nécessite une évaluation clinique, psychosociale et développementale réalisée par un professionnel formé (NICE).
Un test peut néanmoins constituer un premier repère lorsqu’il ne se contente pas de compter des réponses positives.
Il peut vous aider à identifier :
Les résultats peuvent alors servir de base à une réflexion personnelle ou à un échange avec un professionnel. Ils permettent aussi de mettre des mots plus précis sur des situations jusque-là vécues comme un ensemble confus de contradictions.
Lorsque vous ne savez pas si vos difficultés correspondent davantage au TSA, au TDAH ou à un autre profil, commencer par un questionnaire consacré à une seule hypothèse peut limiter la lecture de vos réponses.
Un test centré uniquement sur le TDAH n’examinera pas forcément le camouflage social, les intérêts spécifiques ou certaines particularités associées au TSA. À l’inverse, un questionnaire sur l’autisme peut ne pas distinguer suffisamment l’inattention de l’hyperactivité et de l’impulsivité.
Une auto-évaluation plus large ne remplace toujours pas un diagnostic différentiel. Elle peut cependant faire ressortir plusieurs pistes en parallèle et montrer celles qui semblent mériter un approfondissement.
Le Test NeuroAtypi© s’appuie sur des critères cliniques, des échelles d’auto-évaluation reconnues et des travaux scientifiques sur le TSA et le TDAH. Il distingue l’inattention de l’hyperactivité et de l’impulsivité, examine la présence des difficultés dès l’enfance et prend en compte les stratégies de camouflage autistique.
Aucun signe isolé ne permet de déterminer si une personne est concernée par un TSA ou un TDAH. Il faut examiner plusieurs dimensions : la nature des difficultés, leur présence depuis l’enfance, les situations dans lesquelles elles apparaissent et leur retentissement. Une auto-évaluation peut faire ressortir des indices, mais seul un professionnel formé peut établir un diagnostic.
Oui. Les deux diagnostics peuvent être posés chez une même personne. Leur coexistence peut produire un profil dans lequel le besoin de nouveauté côtoie le besoin de routine, ou dans lequel l’impulsivité s’accompagne d’une forte préparation des situations sociales.
Oui. Certaines personnes présentent principalement des difficultés d’attention, d’organisation ou de gestion des tâches, sans hyperactivité très visible. Le DSM-5 distingue la présentation principalement inattentive, la présentation principalement hyperactive-impulsive et la présentation combinée.
Les premières manifestations du TSA et du TDAH apparaissent au cours du développement. Rechercher des difficultés anciennes permet de distinguer un fonctionnement durable de problèmes apparus plus récemment sous l’effet du stress, de l’anxiété, d’une dépression ou d’une autre situation.
Un test sérieux peut apporter une première indication lorsqu’il repose sur des critères documentés et examine plusieurs dimensions. Son résultat reste une auto-évaluation. Il ne confirme ni n’écarte à lui seul un diagnostic et ne remplace pas un entretien avec un professionnel.
Le TSA et le TDAH ne se résument pas à une liste de comportements. Deux personnes peuvent donner la même réponse à une question tout en vivant des expériences très différentes.
Comprendre son profil demande de regarder ce qui provoque la difficulté, depuis quand elle existe, ce qu’elle coûte au quotidien et les stratégies développées pour la rendre moins visible.
Le Test NeuroAtypi© propose une première lecture de ces différentes dimensions. Il peut vous aider à organiser vos questionnements, à repérer les hypothèses les plus pertinentes et à déterminer si une démarche auprès d’un professionnel mérite d’être envisagée.
Quand j'étais petit, je résumais ma situation ainsi : "il y a un mot que j'aimerais oublier à tout jamais, c'est le mot "oublier" 😜 !"
Je n'en pouvais plus d'être aussi distrait !😆
Et pourtant je passais ma vie perdu dans mes pensées.
D'ailleurs, si je n'ai jamais vraiment fait de masking, j'ai pour autant multiplié les méthodes pour ne pas oublier des trucs.
Et je continue à le faire.
Le plus simple : mettre sur mon chemin l'objet à ne pas oublier (ex: panier à linge, pour penser à sortir le linge de la machine, ou à aller le chercher sur le fil 😅).
J'ai longtemps accusé mon manque de mémoire (qui est réel), alors qu'il y avait un TDAH manifeste 😆.
Concernant l'autisme, j'ai découvert récemment l'une des rares situations où je peux me retrouver en crise :
- une imprimante tombe en panne tous les quatres matins, ce qui a exaspéré une nouvelle collègue laquelle me l'a fait savoir de manière répétée... Un jour, j'ai craqué, et j'ai explosé en débitant d'un trait tout ce qui faisait que je me trouvait dans une situation impossible, cornélienne, partagé entre mon sens du devoir, l'impossibilité technique et les reproches incessants.
Cette "crise" semble avoir circulé, dans la boîte, car par la suite, on ne me parlait plus qu'avec prudence. ☺️
Le message semblait tout de même passé, et j'ai retrouvé ma complicité avec cette collègue adorable, l'une de mes préférées.😘
- autre situation similaire : pour cause d'incompétence de notre prestataire fibre, et de son je m'en foutisme, il a fallu que je prévienne 4 fois mes collègues, dans l'espace de 3 semaines, qu'on allait couper internet "pendant 15 mn" (grosse supposition : ça peut aller de 3 mn à 3 heures 🙄).
A chaque fois, ça n'a pas pu se faire ! La dernière fois, connaissant les reproches auxquels j'allais être confronté ("combien de temps, ça commence quand, vite j'ai du boulot, va falloir que je quitte toute ma compta, pourquoi vous me faites ça aujourd'hui, vous ne nous avez pas prévenus, voire : je dirige une session Teams sur toute la France 😬..."), j'ai une fois de plus craqué, parce que je ne savais rien : ni à quelle heure, ni combien de temps, ni si ça allait marcher cette fois-ci, ni pourquoi on ne m'avait pas déjà appelé, ni pourquoi l'autre n'était pas encore là, ... 😝
Et là aussi, partagé entre mon devoir, mon envie de rendre service, les reproches et caprices attendus... J'ai re-craqué 😫, incapable de répondre à toutes ces questions légitimes.
Cette-fois là, il y a juste eu un blanc, avec certainement le sentiment d'avoir atteint ma limite nerveuse. Mais on a finalement eu nos 500 M 🥳.
Et la fatigue de soirée est très visible : c'est ma meilleure heure de sieste !
Je suis fait pour programmer tranquillement à mon rythme, moi, tout seul et sur du très long terme 😅.
Pas pour courir d'une personne à une autre pour que les choses avancent malgré eux 😤. J'estime d'ailleurs que la colonne principale d'une todo list, c'est "qui on attend encore pour avancer dans ce truc, et combien va-t-on devoir encore attendre pour qu'elle accepte enfin de s'y mettre ?". 😝
La pire des choses, c'est une tâche qui ne peut pas être finie dans la foulée 🙄.
J'admire les secrétaires, maintenant, et je hais les moments où je dois faire un travail similaire 😭.
Bref, tout ça, c'est bien de l'autisme 😉.