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Pourquoi la dépendance affective est-elle un poison ?

Nombreux sont les gens qui aujourd’hui disent :

“Pas d’attachement, c’est mieux…”

Un peu comme des traumatisés de l’amour, ces personnes auraient-elles eu affaire à des dépendants affectifs ou se battraient-elles contre la dépendance affective qui frappe à leur propre porte ?… La question mérite d’être posée… Pour autant l’attachement et la dépendance affective sont deux choses complètement distinctes l’une de l’autre. On peut parfaitement être attaché à une personne sans pour autant en être dépendant 🙂 

Alors que l’attachement relève d’un processus sain et normal, la dépendance quant à elle relève de la toxicité, d’une mauvaise estime de soi pouvant aller jusqu’à la manipulation … Alors ? Le dépendant affectif, victime ou bourreau ?…

Qu’est ce que la dépendance affective ?

Selon de nombreux psychiatres, la dépendance affective prendrait naissance dés la petite enfance. Prenons l’exemple d’un bébé qui est complètement dépendant de ses parents pour pouvoir vivre. Il suffit que l’un des parents tarde à arriver lorsque l’enfant réclame à manger, pour susciter chez lui une angoisse qui engendrera une future pensée : ” Je ne suis pas digne d’amour puisque l’on m’oublie. “

Ceci n’est bien sur qu’un exemple et il n’est pas exhaustif, mais c’est l’idée générale. Cette angoisse crée un sentiment de vide que cet être tentera toute sa vie durant de combler.

La dépendance affective peut également apparaître suite à une relation toxique qui aura coûté à la personne une totale perte de son estime d’elle-même. Véritable poison, la dépendance affective coupe l’individu de ses propres besoins et désirs. 

Comment reconnaître la dépendance affective ?

Combler le sentiment de vide dû à la dépendance affective

Voyons de quelle façon opère la dépendance affective sur la personne qui en souffre. Ce trouble ne fait  pas parti du DSM, néanmoins il réunit des caractéristiques communes. J’aurais tendance à dire que la dépendance affective est davantage un symptôme qu’une pathologie à elle toute seule.

Le dépendant affectif : le coupable !

Bah non me diriez vous ! Le dépendant affectif est souvent une victime… Ça n’est pourtant pas si simple…

Le dépendant affectif a un sentiment de culpabilité quasi permanent. Pourquoi donc ? En raison de ce sentiment de vide énoncé plus haut et la croyance de ne pas être digne d’amour. Si on ne se sent pas digne d’amour, c’est que l’on a en nous un sentiment de culpabilité. Le dépendant affectif a en lui la croyance qu’il ne mérite rien ou pas grand chose. En conséquence, ses pensées seront de l’ordre de :

“Je ne mérite pas… / J’aurais du… / Je n’ai pas fait assez… / Qu’est ce que j’ai raté ?…”

Autrement dit : c’est de sa faute !

La confiance en soi mise à mal

Le dépendant affectif n’a pas du tout confiance en lui du fait qu’il n’a que très peu d’estime pour lui-même. De fait, il n’osera pas s’aventurer en terrain inconnu sans l’aide d’une tierce personne à laquelle il va se cramponner comme une huître à son rocher. Ces pensées seront :

“Je n’y arriverai jamais tout seul… / Je ne suis pas capable… / Je ne peux pas…” mais aussi : “Je dois… / Il faut…”

Le dépendant affectif : manipulateur

Non ! Le dépendant affectif n’est pas blanc comme neige ! Il peut se montrer manipulateur dans le sens où tout ce qu’il fait, il le fait dans le but d’avoir un retour pour combler ce vide qui lui est insupportable. Il donne pour avoir… Cette manipulation n’a par contre rien de pervers car elle est faite de façon totalement inconsciente. Il ne veut pas de mal à l’autre, il veut simplement son amour, son affection, un témoignage de reconnaissance. De fait il aura tendance à devancer les désirs de l’autre, pensant par ailleurs les connaître, mais bien entendu il en attendra un juste retour. L’autre devra aussi “deviner” ses désirs à lui… 

Les propos que l’on entend souvent d’un dépendant affectif :

“Tu imagines un peu ! Après tout ce que j’ai fait pour lui/elle !”

Le pardon du dépendant affectif

Il pardonne… Bien plus que de raisons… Souvent en ayant complètement conscience qu’il ne devrait pas. C’est plus fort que lui, il trouvera mille et une excuses à cet autre, tout simplement pour ne pas être mis face à ce vide interne. Ses amis peuvent par ailleurs s’épuiser à lui signifier qu’il fait une grosse bêtise, il le sait parfaitement et ses excuses seront les suivantes : 

“Mais je l’aime… / Oui… Non… Mais tu ne peux pas comprendre…” ou encore “Non mais tu comprends… Il/elle souffre…” 

Tout est bon à prendre pour ne surtout pas quitter cet autre et faire face à sa propre solitude.


La dépendance affective = masochisme psychologique ?

On peut en effet se poser la question ! Cette personne doit vraiment toucher une souffrance bien plus lourde que la sienne pour enfin se décider à quitter un partenaire ou un emploi toxique pour lui. Il joue souvent au yoyo avec cette toxicité. Un pas en avant, un pas en arrière. Un peu comme un enfant qui irait toucher une casserole bouillante et qui à chaque fois s’y brûlerait les doigts, en temps normal l’enfant comprend qu’il ne faut pas y retourner. Le dépendant affectif quant à lui, ayant peur de ne pas trouver de quoi se nourrir ailleurs, va tout de même y revenir. Plus que tout il veut croire que cette casserole est la seule qui pourra le nourrir correctement ! C’est dramatique car par là même il nourrit plus encore son manque d’estime et met à mal sa confiance en lui. C’est un cercle vicieux. 

Ceci est d’autant plus vrai pour un haut-potentiel qui ne comprend pas pourquoi cette casserole là le brûle,  le surdoué ne supporte pas de ne pas comprendre… C’est donc une raison de plus pour lui de rester… Pour percer le mystère… Négligeant qu’il est lui-même sujet à de la dépendance.


Incidences et dangers de la dépendance affective pour un HP

le hp face au manipulateur et dans le déni de sa propre dépendance affective

Le HP dépendant affectif souvent doté d’une hypersensibilité et d’une fine intuition, voit trés souvent au-delà du masque que peut porter par exemple un manipulateur pervers, voir un pervers narcissique. Il comprendra, voudra creuser, soigner, retirer ce masque qu’il voit chez l’autre. Oubliant par là même sa propre dépendance affective et donc sa propre faille… Là est le danger pour lui… D’autant qu’il adore les énigmes ! 

Or en agissant de la sorte, il se laisse dévorer par la nocivité des sentiments. Certains surdoués sont têtus, tellement persuadés d’avoir raison, persuadés que cet autre n’est finalement pas nocif de façon consciente, persuadés qu’ils pourront “le sauver” qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils entrent dans un cercle infernal.

De plus un haut-potentiel dépendant affectif se remettra sans arrêt en question, c’est de sa faute ! Il aurait du mieux s’y prendre… Mieux faire… Mieux et toujours mieux car le surdoué a le soucis de bien faire.

Tout cela n’arrange en rien son fonctionnement de dépendance, au contraire ça peut l’accentuer. D’où l’importance pour lui de savoir se remettre en question de la bonne façon, c’est à dire non pas par rapport à l’autre mais par rapport à lui-même.

Les mauvaises rencontres qu’engendre la dépendance affective

souffrance due à la dependance affective. L'impression de noyade dans les sentiments diffus

Le profil du dépendant affectif s’accorde à merveille avec celui d’un manipulateur pervers ou pire encore un pervers narcissique. Deux individus en souffrance qui cherchent à combler un vide, en le projetant sur l’autre.

Le dépendant affectif se sentant coupable et le manipulateur pervers jouant le rôle de juge, forme le couple idéal pour remplir leur vide interne. La différence entre les deux réside dans le fait que l’un a conscience de souffrir et l’autre pas du tout, le manipulateur n’éprouve par ailleurs aucune culpabilité de faire souffrir son dépendant affectif puisque rien n’est jamais de sa faute. C’est donc mérité !

Mais ce couple marche ! Jusqu’à ce que le dépendant soit quasi ou totalement détruit… Réduisant à néant son estime de soi et sa confiance en lui.

Comment sortir de la dépendance affective ?

victoire sur la dépendance affective - totale liberté

Il faut avant tout en prendre conscience. Si vous vous reconnaissez dans les formes de pensées que j’ai cité dans les paragraphes au-dessus, c’est déjà un bon début pour se diriger tranquillement vers un nouveau chemin. Un chemin qui vous appartient, le vôtre !

  • Apprendre à combler ce vide par soi-même, de toute façon ce vide qui cherche à être comblé via une tierce personne ne le sera jamais, c’est une pure illusion, et la désillusion est comparable à une chute vertigineuse du haut d’un building. Les conséquences peuvent être graves et mener à une dépression.
  • Apprendre à connaître ses propres besoins et envies n’est pas chose facile quand un dépendant affectif s’est toujours mis à la disposition des autres…  Et pourtant c’est là que se trouve la clé, je dirais même le pansement de sa souffrance profonde.
  • Apprendre à prendre soin de soi, à s’aimer, s’aimer c’est aussi savoir dire non ou stop, savoir se faire respecter sans avoir à revenir en arrière ou à se remettre en question, ni même à se justifier.

La finalité de ce chemin sera : “Je souffre ?” Je dialogue – “Je ne suis pas entendu alors je pars !” Tout cela sans aucune peur car il aura appris à se donner de l’amour. L’autre ne sera plus un besoin mais un être avec lequel il aura le désir de partager…

La dépendance affective est-elle si nocive que ça ?

Pour terminer cet article,  je mettrai l’accent sur le fait que le dépendant affectif peut vivre heureux. Il suffit pour cela d’avoir rencontré sur son chemin la personne qui saura prendre soin de lui. Il y a une certaine forme de confort à être dans la dépendance, puisque l’on est comme téléguidé, il a ainsi l’impression que ses responsabilités sont moindres… C’est tout de même un risque à prendre car on confie sa santé psychique voire même physique à une  personne qui en a quasiment le contrôle total… 

Je suis curieuse de lire  vos partages d’expérience. Vous sentez-vous concernés ? Avez-vous connu un dépendant affectif ? Comment le vivez vous ? Ancien dépendant affectif, comment vous en êtes vous sortis ?

By stephanie

Diagnostiquée HP en juin 2018 et actuellement en reconversion professionnelle : Rédactrice Web SEO, spécialisée dans le blogging. Passionnée par l'écriture et curieuse, j'aime aussi prendre les pinceaux et l'acrylique que vous pourrez voir sur ma page facebook : Pha Nette Abstract. J'aime bien évidemment lire (beaucoup), et surtout créer (articles, nouvelles, poèmes, peintures, couture, meubles/objets en carton, et il y en aura surement d'autres !). Au plaisir d'échanger avec vous 😊

27 thoughts on “Pourquoi la dépendance affective est-elle un poison ?

  • Anthony

    Merci pour cet article… Il aurait fallut que je le lise il y a quelques années! De mon côté j’ai fini par me rendre compte moi même que j’avais ce problème. Je l’ai résolu en faisant le ménage et en coupant des ponts! Ensuite j’ai commencer à chercher à prendre soin de moi par moi-même un peu comme si je devais m’occuper d’une tierce personne à charge. Au final c’est comme contourner l’écran d’un cinéma pour regarder derrière. On fini par se rendre compte que beaucoup de croyances n’étaient que des illusions projetées et que derrière il y a tout un monde. Je pense que en réalité on est bien armé pour avancer dans la vie.

    • stephanie

      Bonjour Anthony,

      Ancienne dépendante aussi, je suis entièrement d’accord avec toi. C’est comme regarder derrière un écran ou comme si on s’occupait de sa meilleure amie en sachant que c’est nous. Ce qui m’a été le plus difficile pour ma part, a été de repérer mes besoins et envies. J’ai été assez effarée de constater que je ne les connaissais pas vraiment dans mon quotidien. “En ai-je vraiment envie?” impossible de vraiment le savoir, tellement j’avais des injonctions dans ma tête depuis toutes ces années 🙂 “tu dois, il faut, tu devrais, c’est bien, c’est mal , ça ne se fait pas etc etc…” Pour autant fût un temps où je refusais systématiquement tout, sûrement qu’à force d’avoir été abusée à cause aussi de cette dépendance qui me rendait fragile, j’ai fait ce choix là que de m’isoler totalement du monde. Ca été un moyen de défense, mais qui était finalement aussi une souffrance (plus douce certes, mais souffrance quand même)

      Aujourd’hui, je me sens en paix avec tout ça, je me pose beaucoup moins de questions, mais par contre j’ai un radar à manipulation et je constate que le monde est fait de ça : manipulation et projection. Alors j’avertis, je dialogue car aprés tout c’est humain et je pense qu’il faut avoir fait un gros travail sur soi pour arriver à ne pas “manipuler son monde” ou à projeter sa propre vie/peurs sur les autres et si on continue à vouloir “me contrôler” d’une façon ou d’une autre, je pars sans regrets.

      J’ai mon propre univers, mes propres plaisirs, si j’ai besoin de rencontrer du monde je n’ai pas besoin d’être accompagnée pour sortir, étant d’un naturel sociable je peux taper la causette facilement et lorsque j’en ai marre je ne m’embarasse plus, je pars en faisant une courtoise révérence. En bref je me sens LIBRE.

      Je me suis faites aidée par un psy exceptionnel et je n’aurais jamais pensé que ma démarche me porterait aussi loin, je suis aussi en train de “quitter” la fonction publique pour me diriger vers ce qui me plaît et me donne de l’énergie.

      La dépendance affective qui n’est en fait que le symptôme d’un passé qu’on ne veut pas voir en face (le fameux vide) a été pour moi en tout cas un véritable poison qui a attiré pas mal de gens néfastes, mais je pense aussi que j’étais attirée par eux, une façon à moi inconsciente de vouloir réparer ce passé… Mais ça n’est bien sur pas possible de cette façon.

      Voir ce vide en face a été extrêmement douloureux et je suis contente d’avoir été accompagnée. J’ai encore aujourd’hui du mal à accepter cette désillusion là et à lâcher l’idée qu’un jour peut être ça changera, je m’étais tellement illusionnée comme tu dis que lorsqu’on réalise à quel point on s’est menti c’est trés dur à accepter. Mais ça fait son chemin 🙂 et quoi qu’il en soit aujourd’hui, je suis bien mieux armée.

      Je ne peux que te féliciter de t en être sorti aussi car je sais que ce n’est pas facile.

    • David

      Hello tout le monde, excellent article mais incomplet à mon humble avis (après tout nous sommes là pour débattre).
      Le concept s’apparente à une relation SM (jimagine déjà vos yeux s’écarquiller). Vous oubliez de mentionner le plaisir du dominé-dépendant. Comme pour la drogue, on oublie souvent la notion de plaisir. Le shoot d’adrénaline. Endorphine quand tu nous tiens.
      Vous parlez de l’accomplissement du soi. Mais peut-être que cela passe par le bonheur des autres, de l’autre. Mère Theresa n’aurait pas pu agir autrement (parler du SM et de cette sainte dans le même paragraphe, paie ton grand écart). Pourtant quoi de plus toxique que regarder la famine, la mort dans les yeux et se relever tous les matins en sachant que cela revient à poser un sparadrap sur une fracture ouverte.
      Pour prendre mon exemple, étant un obsédé du contrôle, la dépendance devient le moyen d’enfin lâcher totalement prise. De s’abandonner. Je suis passé de la cocaïne à l’écriture. Mais le rapport reste le même.
      Certains dépendants se complaisent, s’accomplissent dans cette situation. Et ce n’est pas parce que la morale impose le contraire que c’est forcément vrai. Je n’avance pas une vérité mais la nuance s’impose (encore une fois ce n’est que mon avis). L’Abbé Pierre, Trump, Hitler… sont tous des dépendants.
      Pour finir, je dirais que votre article manque de neutralité et orienté du côté obscur de la force (mauvaise expérience perso?). J’ai été dépendant d’une personne, de substances, au travail… Pourtant j’en garde des bons souvenirs (des mauvais aussi hein?). J’espère n’avoir froissé personne, ce n’est le but.

      • stephanie

        Bonjour 🙂 et merci pour le partage de ton expérience. Je ne connais pas personnellement l’abbé Pierre, Trump et Hitler ni même mère Thérésa pour prétendre qu’ils sont/étaient dépendants affectifs. On peut aller dans la direction d’une aide humanitaire tout simplement pour donner du sens à sa vie et parce qu’on en a envie, donc je ne suis pas d’accord avec toi. Hitler et Trump sont selon moi davantage dans la perversion, mais je n’irais pas sur ce terrain glissant qu’est la politique. Chacun ses opinions. 😉

        On peut être attaché sans être dépendant, mais il est intéressant que tu compares la dépendance à une drogue ou à l’écriture à la dépendance affective. Sûrement oui est-ce une façon de combler un vide aussi, cependant pour le coup ça n’engage que toi si je puis dire, il n’y a pas de relation humain/humain. L’article traite principalement du relationnel entre les individus.

        Concernant le coté masochiste, j’en ai parlé dans l’article ainsi que du coté manipulation (donner pour avoir un retour), libre à chacun d’y voir quelque chose de sadique (sado-masochisme selon tes dires) dans le dépendant affectif. Je pense plutôt que le dépendant affectif est attiré par le manipulateur pervers, voir le PN car ayant une psyché “coupable” il va chercher la “punition”, mais non moi je ne le vois pas sadique pour autant.

  • Frédéric

    Il me semble important de préciser que la dépendance affective est certes nuisible quand elle rend incapable un adulte d’être autonome mais c’est une chose qui est naturelle. Un enfant est dépendant affectif de sa mère et réciproquement. Dans un couple, une certaine dépendance est normale. La plupart des humains ressentent le besoin impérieux d’être en relation avec d’autres C’est par ce mécanisme, que la nature a inventé, que les humains ne peuvent se séparer à des moment clés de la vie.
    IL faudrait inventer un autre terme pour distinguer la dépendance maladive de la dépendance normale.

    • stephanie

      bonsoir Frédéric, le terme n’est pas à inventer, il s’agit de celui mentionné au début de l’article : l’attachement qui est un processus normal et sain et effectivement comme tu le dis nécessaire.

      La dépendance affective comme tous les troubles sont “naturels” puisqu’ils sont un moyen de défense contre une peur, angoisse ou autre.

      Tu mentionnes un état de fusion entre la mère et l’enfant qui est effectivement naturelle aussi, mais cette fusion à un moment donné ne doit plus être et c’est le rôle des parents que d’aider l’enfant à devenir indépendant 🙂

    • David

      Justement à quoi est dépendant un pervers, un sadique? A la souffrance de l’autre. Sans cela, il dépérit.
      Hitler était dépendant à l’amour, la dévotion de son peuple. Ne pas mélanger ses actes et ses besoins d’homme (on oublie souvent que oui c’était un être humain). Trump est dépendant au pouvoir sur le matériel et l’humain. L’abbé Pierre, mère Theresa au combat, au bonheur de soulager quelqu’un. Pas de besoin de les connaître pour voir cela. Cette dépendance est leur moteur. Ils s’accomplissent/aient ainsi.
      Ce que je voulais, c’était répondre à la question initiale. Non la dépendance affective n’est pas un poison. Tu émets une notion de bien et de mal que je réfute. Par rapport à qui? À quoi?
      Je pense que nous abordons le sujet de manière différente, tu y vois un verre à remplir, là où je vois un verre qui déborde.
      Tout le monde ne se drogue pas pour combler quelque chose. Tu oublies le plaisir, l’abandon. Être totalement dépendant de quelqu’un peut être un plaisir. Oublier qui l’on est pour l’autre. Il n’y a rien de coupable à chercher la punition. Si c’est ce que l’on désire.
      Je comprends que mon point de vue sorte des sentiers battus. Mais j’ai vu des pervers, manipulateurs (choisis celui qui te convient) s’effondrer parce que leurs dépendants s’en allaient. Non pas pour s’en libérer mais parce qu’ils avaient trouvé plus pervers, plus manipulateur.
      Le dépendant a une psyché coupable à tes yeux. Pas tout le temps.
      Comme le dit la religion, nous avons le pouvoir de faire le bien ou le mal. Le yin et le yang. Tu oublies simplement le point de vue de l’autre. Celui qui rend dépendant.
      Ayant fait des allers retours de l’autre côté du miroir. Je me devais d’évoquer le point de vue de celui qui semble intoxiquer l’autre. Mais qui peut se retrouver empoisonner par la dépendance de l’autre.

      • stephanie

        Je ne peux que t’inviter à bien te documenter sur la notion de dépendance affective, il y a une multitude d’informations venant de spécialistes (psychologues) en la matière.

        Ceci dit en effet, tu es libre de faire ta propre définition mais dans ce cas personnellement je ne vois pas l’interet d’un débat car nous ne parlons pas de la même chose.

  • Mylène

    Merci beaucoup Julien pour cette chanson.
    J’ai passé un excellent moment en la réécouter 😊😊😊

    • David

      Nous parlons de la même chose. Tu appuies sur la toxicité relationnelle de celui qui semble dépendant. Je te dis simplement que celui qui rend dépendant est parfois tout aussi dépendant. Ce que tu n’abordes pas dans ton article. Tu écris à charges. Ne serait-ce que dans le titre.
      Occulter la part d’ombre des animaux que nous sommes, revient à se mettre des oeillères. Je sais que je me fais l’avocat du diable. La noirceur aussi a besoin d’être nourrie.
      Qualifier Hitler de monstre tend à le deshumainser. Pourtant c’est un homme. Agir ainsi c’est oublier que des millions d’allemands l’ont suivi, encouragé et adulé. Sont-ils tous des monstres pour autant?
      Te cacher derrière des spécialistes qui pondent des bouquins pour la majorité des cas, dans le but de rassurer les victimes mais surtout de vendre le plus possible. Plus de chances de faire du chiffre si tu t’adresses au plus grand nombre. Un livre sur les états d’âme d’un bourreau ferait un flop. Ce n’est pour ça que j’adhererai plus à leurs propos.
      Un PN n’est-il pas dépendant affectivement? Un manipulateur n’est-il pas dépendant affectivement de celui qu’il manipule?
      Je suis désolé que tu ne veuilles pas débattre. Cependant quand on publie il faut s’y attendre. Stp n’y voit rien d’offensant. Le débat philosophique que je lance ne mets pas ton excellent travail en cause.
      Le monde n’est pas binaire, il est quantique. Chaque vérité est bonne à dire même si elle est dure à entendre.

      • stephanie

        Biensur que les manipulateurs pervers et les PN sont également dépendants mais ce n’est pas de l’autre dont ils sont dépendants mais du pouvoir qu’ils exercent. Ce genre de personnages n’aiment qu’eux, ce sont des narcissiques en puissance. Le dépendant affectif quant à lui recherche l’amour de l’autre, il est accro à cet autre. Le PN ou manipulateur lorsqu’il perd son dépendant affectif effectivement il s’effondre, mais il s’effondre car il a perdu son pouvoir. Le rapport n’est absolument pas le même. Le PN ne voit pas l’autre du tout dans la relation, il ne voit que lui. Alors que le dépendant par contre ne voit que l’autre. Le dépendant quant à lui, s’effondre car il pense qu’il ne peut pas être aimé, ça réveille en lui cette blessure d’abandon.

        Cependant les deux sont en souffrance et les deux sont effectivement victimes d’un trauma ou d’une blessure profonde. Je ne victimise absolument pas le dépendant affectif je dis même qu’il peut être manipulateur. Tu mets tout le monde dans le même panier alors que l’origine des blessures sont différentes et le rapport à l’autre l’est également. Dire qu’hitler était un dépendant affectif en te basant sur son rapport aux atrocités qu’il a commise et a fait commettre, je trouve ça un peu fort de café perso… Le dépendant affectif n’est pas dans la destruction de l’autre, il ne lui retire pas son estime, ni sa confiance, ne rabaisse pas l’autre, sauf lorsqu’il tombe sur quelqu’un qui abuse de lui (et encore s’il lui reste un peu d’estime…). Un PN quant à lui détruit l’autre, le rabaisse, l’isole etc… Il est dépendant au pouvoir qu’il exerce, il n’y a rien d’affectif là dedans.

        Cet article est ouvert au débat et comme tu le vois, je te réponds. Mais nous ne sommes pas d’accord, donc je pense qu’à un moment donné il faut le clore. Je te laisse le mot de la fin. 😉

        Je vais prochainement faire un article sur le PN par ailleurs, donc attends toi à ce que les poils te hérissent 😉

  • David

    Trace un 6 sur une feuille. Là où tout le monde lira un 6. Moi je vois un 9. Pourtant on parle de la même chose. Ce n’est pas parce que tu as raison que j’ai forcément tort.

    • stephanie

      david et vice-versa, c’est ta vision de la chose, ta réalité, et ça n’est pas la mienne.

      Ceci dit tu peux aussi écrire un article là dessus, ça changera de ce qu’on lit habituellement un peu partout sur le dépendant affectif 🙂 Je suis curieuse de voir les avis des spécialistes en la matière 🙂

      Bien sur que mes articles sont basés sur ce que disent les spécialistes, c’est quand même un peu leur domaine… Mais c’est sur aussi que tu peux voir un 9 au lieu d’un 6…. Et oui tu auras raison, car ta réalité à toi reste ce qu’elle est et elle est surement vrai pour toi 🙂

      La mienne est basée sur ce qu’en disent les spécialistes. Saches tout de même qu’avant de rédiger cet article j’ai regardé pas mal de vidéos et lu pas mal d’articles sur le sujet, je n’en ai pas vu un seul qui voyait la chose comme toi, mais bon… Je vais tout de même m’interesser à ce que pensent les psychologues d’hitler et de trump pour voir… A moins que tu sois plus spécialisé qu’eux dans le domaine… Dans ce cas je mets genou à terre 🙂

  • Manu

    À propos des manipulateurs, il ne s’agit pas nécessairement de gens mauvais. Il faut remonter à l’enfance :

    Prenons le cas d’un jeune enfant dont les besoins récurrents (de véritables et authentiques besoins), auxquels ses parents sont censés répondre, ne sont pas satisfaits. L’enfant usera de manipulation pour obtenir ce qu’il attend. Pour peu qu’il s’agisse de la seule manière de l’obtenir, son inconscient va imprimer ce mode de fonctionnement et le considérera comme valable.

    Du coup, une fois adulte, il sera pour lui normal et naturel de manipuler autrui pour arriver à ses fins…

    • stephanie

      Manu je suis entièrement d’accord avec toi, il y a différentes sortes de manipulations. On peut même dire qu’on y est tous sujet 🙂 Par exemple lorsqu’on sait comment prendre une personne pour avoir plus de chances d’avoir un oui qu’un non, on attend le bon moment pour faire notre demande, ou encore on sait qu’il faut faire la demande d’une certaine façon avec cette personne là etc… hihihi On s’adapte les uns aux autres.

      Je pense aussi que les manipulateurs pervers ont une âme, je pense surtout qu’ils sont malades, et comme tous les malades ils ont besoin d’être soignés…

      On diabolise beaucoup le PN car il est destructeur et qu’il est impossible à soigner puisque incapable de se remettre en question, c’est pour cela qu’il fait si peur. Cependant c’est tout de même un être humain en souffrance, pour autant et là c’est trés personnel, et ça ne regarde que moi, la souffrance n’excuse pas tout. Personnellement j’arrive à comprendre, mais si j’ai affaire à un PN je ne vais pas pour autant l’excuser sous prétexte qu’il souffre, ce serait me mettre en grave danger 🙂

      Merci pour ton retour 🙂

  • David

    Je ne remets pas ton travail et tes recherches en cause. Ne te méprend pas. Je souhaitais juste apporter une nuance. D’un infime pourcentage mais une nuance tout de même.
    Tu es dans le vrai à 90%, j’ai juste évoqué les 10% restants.
    Justement j’écris et mes héros sont des ordures auxquels je donne une âme.
    Mes poils ne se hérissent pas. Je désirais un débat, je l’ai eu. Nous ne sommes pas d’accord c’est tout.
    J’ai pour habitude de tout remettre en cause et faire le tri après. Si tu as besoin que je te sortes un titre ou un doctorat pour valider mes propos, je trouve cela dommage. Mais c’est dans l’air du temps.
    En tout cas je suis content d’avoir pu échanger avec toi et j’attends ton prochain travail.

    • stephanie

      David, je n’ai pas besoin d’un titre ou d’un doctorat, cependant tu comprendras aisément que lorsqu’on rédige un article sur un terme spécifique, pour un site qui ne nous appartient pas et qui doit donc parler au plus grand nombre, on ne peut pas se permettre de philosopher dessus ni de remettre en question ce que disent les spécialistes sur le sujet (à moins éventuellement de l’être soi même et de donner des études solides concernant cette remise en question)

      Cependant tu trouveras peut-être des personnes qui seront prêtes à débattre sur le sujet.

      Tu as trés clairement “remis en cause” l’article dans tes propos et je me devais de le défendre car j’ai bossé dessus et que ce qui est écrit n’est pas issue d’une fiction ou de mes pensées personnelles. Il y a eu en amont un travail de recherche 🙂 Encore une fois, me concernant je ne suis pas contre la critique mais dans ce cas il faut que les sources viennent d’études ou de spécialistes et tu verras que ça ne me pose aucun problème de dire qu’elle est intéressante et à prendre en compte.

      Aussi il s’agit d’un article et pas d’un livre ^^ je n’ai donc pas non plus tout dit sur la dépendance affective, je suis restée “généraliste”, il y a bien sur des nuances car chaque individu est différent.

      Bonne journée

  • Axel

    Salut,

    bel article. C’est probablement un défaut à corriger mais (j’ai cette impression) avec le risque de déclencher le faux self pour se prémunir ou de jouer un drôle de jeu mais on peut observer qu’elle ne pose aucun problème quand on l’a rattache à une passion saine… c’est au moins de çà gagné 🙂

    • stephanie

      Bonjour Axel, merci pour ton retour 🙂
      Oui je pense aussi qu’il n’y a pas forcément de mal à être dépendant affectif dans la mesure ou le partenaire est sain et donc bienveillant 🙂

  • Anthony

    Ahhhh! La dépendance affective il faut l’avoir vécue à plusieurs reprise pour en comprendre dans sa chair le vrai schéma et ce quelle implique en souffrance contrairement à l’attachement qui est naturel et sain. 😉

    Cela fait parti du cheminement d’une vie , le piège c’est d’y rester coincé des années… Et de ce gâcher la vie!

    Il est vrais que paradoxe de la “victime” qui elle même se rend victime en cherchant son bourreau… peut-être difficile à assumé pour celui qui se sent victime… et ça peut faire S-M…

    (D’ailleurs à se sujet deux phrases ma beaucoup aidé à me reprendre en main:

    “Si l’on veut vivre longtemps il ne faut jamais faire la guerre! Spécialement contre soi-même…”

    “Là ou il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir!” )

    Je trouve que cet article est très bien écris, en tous cas j’en ai compris chacun des termes, bien sur je n’étais pas ignorant du sujet car j’avais pu me documenter auparavant sur le sujet. Je connaissais donc le sens dans le quel il fallait entendre chacun des termes.

    Je schématiserai les choses ainsi:

    La dépendance affective c’est un individu “qui n’est pas encore assez sûr de lui pour se gérer” qui donne à quelqu’un d’autre la responsabilité et le pouvoir de faire la pluie et le beau temps en lui même. (au moins sur le plan affectif.)

    Tandis que “l’affection” c’est un rapport naturel qui naît entre deux personnes responsables (qui sont aptes à gérer leurs météo intérieur elle-mêmes) et qui s’apprécient.

    • stephanie

      Hihihihi je suis bien d’accord avec toi, il faut une bonne prise de recul pour lire cet article surtout lorsqu’on se sent concerné par le sujet. Car effectivement le dépendant affectif n’est pas si victime qu’il voudrait bien le croire 😉

      Mais un dépendant affectif par définition ne veut surtout pas assumer ses responsabilités, c’est trop difficile pour lui, donc oui j’avais conscience en écrivant cet article qu’il allait susciter des réactions plus ou moins vives, mais pour l’instant ça va il n’y a pas eu de réactions trop “virulentes” 🙂

      Merci pour ton retour anthony et le partage de ton expèrience

  • David

    Je ne vais pas discuter plus longtemps. Tu es optu. Tu demandes des retours que tu rejettes quand ils ne vont pas ton sens.
    Je ne remets aucunement ton travail ou l’avis des spécialistes en cause. Je le valide. J’émets une nuance. Je mets en évidence la face cachée de la lune. En ce sens relis mes posts.
    Je me base sur mon ressenti, mon vécu et les quelques livres que j’ai lu. 10 années d’études ne vaudront jamais le ressenti d’une vie. Mais selon toi, on n’a de légitimité à s’exprimer que si l’on est érudit. Je trouve ces propos offensants.
    Il n’y avait rien à défendre, puisque je n’ai rien attaqué. Tu t’es emballé toute seule.
    Promis je ne posterai plus sur tes articles car tu n’es pas ouverte au débat mais je continuerai à les lire.
    Bonne journée.

    • stephanie

      Je ne suis pas obtus, je défends l’article que j’ai écris et que tu as critiqué. Rien de plus normal. Comme je te l’ai dit tu peux philosopher dessus ça ne me pose aucun problème David 🙂 Je me devais de défendre l’article et les professionnels qui s’occupent de ce genre de problèmes par la même occasion.

      Je reste toutefois ouverte à tes prochains commentaires sur d’autres articles ou même celui-ci. Mais libre à toi de vouloir rester dans le silence, je trouve ça dommage mais c’est ton choix qui est respectable.

  • Céline

    Super article…!
    Je me suis clairement sentie visée sur chaque mot. La reconstruction est tout est processus, un cheminement,….

  • Patrick

    Merci Stéphanie pour cet article.
    Je me retrouve totalement dans la description du dépendant affectif.
    Pour le témoignage, je vais fzirr court, sinon je vais pondre un bouquin !!!

    En plus d’être HP, j’ai vecu une jeunesse dénuée de tendresse.
    Je n’ai aucun souvenir d’un calin ou simplement d’un bisou d’un de mes parents.
    Le fait d’être en avance sur mon âge et mon besoin d’independances très jeune a engendré ve détachement affectif, d’autant plus que ma mère etant amilke d’accueil

  • Ronan

    Merci pour cet article écrit avec en filigrane un authentique vécu.
    Je pense comme Anthony que pour bien comprendre chaque phrase et chaque mot il faut être passé par cette expérience…. douloureuse à tout point de vue.
    Stéphanie tu décris avec justesse les deux possibilités pour être dépendant affectif, soit une carence remontant à la prime enfance, soit un choc ou trauma émotionnel suite à une relation toxique.
    Les deux peuvent se cumuler au passage en y réfléchissant d’ailleurs…
    Alors c’est un poison effectivement et la première étape est d’en prendre conscience et ensuite d’entamer un processus de guérison qui peut être long.
    Processus qui passe par se porter de l’amour à soi d’abord.
    Jusqu’à ce que sa fontaine d’amour déborde, n’attendant plus que l’autre vienne l’alimenter comme un puits sans fond…
    Cela prends du temps, comme chaque guérison. mais la rémission est au bout du chemin.
    Et la liberté d’aimer et d’être aimé pour ce que nous sommes, véritablement.


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