Nous vivons dans une société où les individus se comparent beaucoup les uns les autres, où chacun peut se demander s'il appartient à la norme. Cela entraîne des questionnements tels que « est-ce que je suis normal ? », « est-ce que ma vie sociale est assez développée ? », « est-ce que je suis trop intense ? » Ces pensées mènent souvent à des conclusions hâtives, comme la perception de se sentir différent ou en décalage. Dans certains cas, il s'agit d'un manque de confiance en soi ou d'une remise en question excessive, mais cela peut aussi révéler un fonctionnement neuroatypique, plus spécifiquement d'une manifestation d'un trouble du spectre autistique (TSA), d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), ou d'un trouble DYS. Quand on soupçonne cette possibilité, on peut se questionner sur la nécessité d'obtenir un diagnostic, sur les démarches à effectuer, ainsi que sur les difficultés que cela peut entraîner et les pistes à privilégier.
Le dictionnaire Le Petit Robert définit le terme « neuroatypique » dont le fonctionnement neurologique diffère de la norme. -> autiste, dys, HPI, TDAH, TSA. Il existe une diversité d'opinions parmi les spécialistes concernant l'inclusion du HPI dans la neuroatypie, mais les autres formes de neuroatypies constituent bien la base de cette terminologie. De manière moins théorique, se pose la question de la quantité de personnes concernées. La prévalence du TSA varie entre 1 % et 2 % dans la population générale, selon les pays et les groupes d'âge étudiés. Les dys touchent entre 5 à 10 % des enfants à l'échelle mondiale, avec des variations en fonction des formes de dys, des régions et des critères d'évaluation. La prévalence au niveau mondial du TDAH varie de 2 % à 7 %, avec une moyenne d'environ 5 %. Derrière ce chiffre, cela représente des millions de personnes confrontées quotidiennement à des défis dans leur vie professionnelle et personnelle. Derrières ces situations individuelles et uniques, il existe notamment trois formes de neuroatypie :
Les différentes formes de neuroatypie peuvent entraîner de nombreuses difficultés quotidiennes et devenir pesantes pour les personnes concernées. Les questionnements et les doutes peuvent s'amplifier au fur et à mesure des années laissant place à un profond désarroi à l'âge adulte. Le maintien dans cette situation peut provoquer des impacts sur la vie des individus neuroatypiques qui l'ignorent, comme un isolement social, une faible estime de soi, une tendance à l'autodénigrement et même des troubles anxieux. L'absence de diagnostic de l'autisme et du TDA/H augmente les risques de dépression et d'abus de substances, et implique un impact sur le bien-être mental et les interactions sociales. Les personnes qui cherchent des explications à leurs difficultés peuvent ressentir le besoin de comprendre l'origine de leurs blocages et de leurs problèmes. Cette recherche peut les amener à se renseigner sur les fonctionnements neuroatypiques. S'ils se reconnaissent dans la description de ces troubles, cela peut les pousser
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Merci pour cet article éclairant.
Osons nos zébrures !
Belle après midi.